Le décret paysage, des étudiants incertains et des solutions au rabais

A l'ULB, on se sait pas encore quelle décision sera prise officiellement
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A l'ULB, on se sait pas encore quelle décision sera prise officiellement - © Creative Commons

Le décret paysage, qui continue de se mettre en place dans l'enseignement supérieur, provoque certaines situations complexes. Malgré l'obtention de la totalité de leurs 60 crédits sur l'année et les passerelles existantes, certains étudiants ne peuvent pas continuer dans la filière de leur choix.

C'est le cas pour des étudiants de première année de bachelier en sciences biomédicales de l'ULB, par exemple. Certains souhaitaient profiter de la passerelle entre leur formation et la filière de dentisterie. Une formalité a priori quand on sait que les deux filières sont mélangées dans la plupart des cours de première année et que les enseignements sont quasiment similaires.

À leur grande surprise, ils se sont pourtant vu refuser l'accès. La raison ? Avec le décret, un filtre va être mis en place à la fin de la première année de dentisterie. Seule incohérence, le concours ne sera effectif qu'à partir de l'année 2015/2016 et n'a donc encore jamais eu lieu. 

Un manque d'écoute et peu de solutions

De nombreux étudiants comme Mériem, étudiante en première année de sciences biomédicales, qui a réussi avec succès son année, se trouvent dans cette impasse. Elle développe : "L'unif nous propose bien des solutions oui. La première est de se réinscrire en BA1 de dentisterie, mais sans aucun crédit, puisque nous avons déjà tout réussi l'année passée. La deuxième est de continuer notre chemin en sciences biomédicales. Puis on a vraiment l'impression que tout le monde se moque de notre situation".  

L'Université Libre de Bruxelles (ULB) se défend par la voix de son doyen Marco Schetgen, en expliquant que pour le moment "rien n'est arrêté". Ce que les étudiants démentent, le service des inscriptions leur ayant expliqué que la réorientation n'était simplement plus possible. Certains se sont alors retournés vers d'autres établissements. Partout, on leur a tenu le même discours.

En plus haut lieu, la position du ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), est pourtant claire. "Il n’y a pas de raison de pratiquer pour cette année académique une autre règle que celle qui prévalait l’an dernier. Le jury est autonome, mais s’il a accepté l’an dernier de valoriser ces situations en les admettant en deuxième, il n’y a pas de raison qu’ils agissent différemment cette année", expliquait-t-il dans un communiqué envoyé aux doyens des différentes facultés concernées.

Une situation au point mort

Pour le moment les étudiants sont dans l'attente. Marco Schetgen, doyen de l'ULB, a annoncé que les doyens des établissements concernés se rencontreraient vendredi 25 septembre. Il assure que ce point est au programme des discussions. "Nous souhaitons définir une position commune et aucune décision ne sera prise avant cette date", ajoute-t-il.

A l'heure où le gouvernement planche pour faire travailler les facultés ensemble, la situation reste compliquée. Un paradoxe quand on sait que le décret paysage devait faciliter les échanges et la communication entre les universités. Aucune solution pour le moment donc, et il faudra attendre encore au moins jusqu'au 25 septembre pour voir si la situation se débloque.

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