"Le coronavirus se diffuse partout en Belgique, surtout dans les quartiers densément peuplés et à faible statut socio-économique"

Le Centre de crise et l'Institut de santé publique Sciensano ont repris leurs conférences de presse trois fois par semaine pour faire le point sur l’épidémie de coronavirus - Covid-19 - dans notre pays. 

Le nombre moyen d'infections au coronavirus continue d'augmenter et est passé à 490,7 par jour entre le 24 et le 30 juillet. Cela représente une augmentation de 68% par rapport à la semaine précédente. C'est toujours en province d'Anvers que sont diagnostiqués le plus grand nombre de nouveaux cas (1416, une augmentation de 466 par rapport à la semaine précédente), mais derrière, c'est désormais Bruxelles et Liège qui sont le plus touchées, avec des taux d'incidence de 28,8 cas et 27,1 sur une semaine pour 100.000 habitants. Ce qui représente en une semaine pour Bruxelles 353 nouveaux cas (hausse de 204), et 305 pour Liège (hausse de 162).

"Il y a une réelle augmentation du nombre de cas depuis le 15 juillet, pas explicable par l'augmentation du nombre de tests, puisqu’elle n’est que de 20%. Le virus ne prend pas de vacances, a commenté Steve Van Gucht. Ce n'est pas seulement un problème à Anvers, mais dans toutes les provinces, principalement dans les quartiers densément peuplés et à faible statut socio-économique. On ne sait pas combien de temps et jusqu’où ira cette deuxième vague. Il est donc important de respecter la règle de la bulle des 5 contacts, et d’isoler chaque personne atteinte".


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Les experts du Centre de crise ont également tenu à adresser un message aux jeunes, et à tous ceux qui  mettent en doute les mesures prises: "Beaucoup de gens en ont marre du coronavirus, c’est compréhensible. Certains en viennent à douter de la réalité du coronavirus. Des jeunes disent qu'ils n'ont pas d'ami touché. Mais ils peuvent contaminer leurs parents ou d'autres personnes plus vulnérables. C'est pourquoi il faut continuer à appliquer les gestes barrière, à s'isoler si on est contaminé, car le virus est bien une réalité".

Si les hospitalisations n'ont pas monté autant que les contaminations, le nombre de patients en soins intensifs a doublé en peu de temps.

 

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