Maintien de la menace au niveau 3: "Nous délivrons un message de calme"

Le Conseil national de sécurité s'est réunit ce samedi au cabinet du Premier ministre Charles Michel suite aux perquisitions menées dans la nuit de vendredi à samedi.

Le niveau d'alerte terroriste en Belgique reste à 3 (sur une échelle de 4) pour l'ensemble de la Belgique, a annoncé samedi le Premier ministre Charles Michel, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité. Le niveau d'alerte 3 signifie que la menace est grave, possible et vraisemblable, mais qu'il n'y a pas d'information spécifique faisant état d'une menace imminente.

Le Premier ministre, entouré des vice-Premiers Kris Peeters (CD&V) et Jan Jambon (N-VA), du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) ainsi que du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, s'est voulu rassurant: "Le message que nous délivrons est un message de calme". Charles Michel a également évoqué les mesures de protections particulières qui ont été prises mais a décidé de rester vague: "Des mesures particulières ont été prises pour certaines personnalités, mais je ne commenterai pas les détails de ces mesures.(...) Les événements du jours sont par ailleurs tous maintenus avec des mesures de sécurité adaptées."

Sécurité renforcée

A cette occasion, la sécurité a été renforcée dans le quartier "Arts-Loi". La rue Ducale est fermée à la circulation à hauteur de la rue de la loi, et le sera pendant toute la durée de la réunion.

Les ministres concernés par des mesures de sécurité rapprochée sont arrivés sous étroite surveillance policière. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a déclaré : "On va faire le point sur les perquisitions d'hier. On doit examiner s'il y a un risque". Kris Peeters a lui indiqué qu'"on va analyser s'il faut prendre de nouvelles mesures. Mais il ne faut pas paniquer"

Composition

Pour rappel, le Conseil national de sécurité est présidé par le Premier ministre et comprend en outre les ministres ayant dans leurs attributions la Justice, la Défense, l'Intérieur et les Affaires étrangères. Les vice-Premiers ministres qui n'ont pas ces matières dans leurs compétences sont également conviés.

Peuvent en outre y assister l'administrateur général de la Sûreté de l'Etat, le chef du Service général du renseignement et de la sécurité des forces armées, le commissaire général de la police fédérale, le directeur de l'Ocam, le président du comité de direction du SPF Intérieur, un représentant du Collège des procureurs généraux et le procureur fédéral.

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