Le ciel belge fermé jusqu'à 8h mardi avant d'ouvrir petit à petit

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Le ciel belge sera fermé jusque mardi à 08h00. Après, des atterrissages pourraient être autorisés. Et des décollages pourraient avoir lieu au plus tôt à partir de 14h00. C'est ce qu'a annoncé Etienne Schouppe, secrétaire d'Etat à la Mobilité.

Etienne Schouppe a expliqué au micro de la RTBF: "Nous avons établi que l'on donnera préférence aux vols entrants pour permettre au maximum la rentrée des personnes qui se toruvent en attente depuis plusieurs jours à l'étranger. Et dès 14 heures, nous allons aussi autoriser les départs de tous les aéroports belges. Les procédures suivies sont élaborées pour ce coin de l'Europe, le Benelux, l'Allemagne, la France et la Suisse".

Déjà ce lundi après-midi, des avions à vide ont pu décoller. Le porte-parole de Jet Air a ainsi annoncé qu'un avion vide avait décollé de Zaventem lundi après-midi pour rejoindre le nord de l'Espagne. Deux autre ont quitté Charleroi vers 18h00.

Dimanche, Etienne Schouppe, secrétaire d'Etat à la Mobilité, déclarait qu'une accalmie était prévue pour lundi après-midi et qu'il en profiterait pour autoriser certains vols, si cela était possible.

Dix avions de la compagnie Brussels Airlines rapatriés lundi

Les dix avions de Brussels Airlines, rapatriés lundi en Belgique et actuellement entretenus par le service technique de la compagnie aérienne, ne comportent à première vue pas de traces de particules provenant des cendres volcaniques du nuage islandais, selon un porte-parole de la compagnie, Julien Tilkens. L'entretien des avions devrait s'achever dans le courant de la soirée de lundi.

Brussels Airlines a précisé que les vols n'ont pas été opérés ce lundi en guise de tests mais bien de rapatriement. "Aucun risque n'a été pris. Les avions n'ont jamais dépassé l'altitude des 4500 pieds", a indiqué Julien Tilkens. La compagnie a toutefois profité du rapatriement de ses avions à vide pour effectuer des mesures et vérifier l'éventuel impact du vol sur les moteurs et autres aspects techniques de ses appareils.

La compagnie a encore six avions à l'étranger. Une moitié restera en Afrique en attendant la réouverture des espaces aériens. L'autre moitié n'a pu décoller de Grande-Bretagne et Scandinavie, car ces zones sont considérées comme plus critiques.

Le premier avion rapatrié de Brussels Airlines a atterri à Brussels Airport vers midi et provenait de Lyon. Les avions qui ont suivi venaient de Toulouse, Berlin, Bologne, Vilnius, Faro, Malaga, Barcelone, Madrid et Moscou.

Brussels Airlines dispose de 51 avions. Depuis le retour lundi des appareils, 45 se trouvent actuellement en Belgique.

Brussels Airlines a décidé de rapatrier lundi dix de ses appareils afin de procéder à leur entretien en Belgique et de se préparer à la réouverture de l'espace aérien.

Brussels Airlines a annulé 666 vols

La compagnie aérienne belge Brussels Airlines a jusqu'à présent du annuler 666 vols depuis jeudi midi à cause de l'éruption d'un volcan en Islande et la fermeture de nombreux espaces aériens. Cinquante autres vols prévus mardi dans la matinée de lundi ont également déjà été annulés. Au total, les vols supprimés concernent 63 159 passagers, a indiqué lundi le porte-parole de la compagnie Julien Tilkens.

"Depuis l'annonce de l'interdiction d'utilisation de l'espace aérien, Brussels Airlines donne priorité à l'ensemble de ses passagers", indique Julien Tilkens. La compagnie aérienne belge indique tout mettre en oeuvre pour "rendre cette situation exceptionnelle la plus confortable possible".

Outre l'opportunité de modifier gratuitement ou de se faire rembourser le billet, Brussels Airlines tente de s'occuper au mieux des passagers non-résidents bloqués en Europe et en Afrique. La compagnie aérienne a déjà offert plus de 15 000 nuits d'hôtels dans l'ensemble de ses stations en Europe et en Afrique - dont un quart en Belgique - à ses passagers bloqués à cause de ces circonstances exceptionnelles.

Brussels Airlines a également déjà offert près de 30 bus ces derniers jours aux personnes désirant rejoindre le plus rapidement possible leur domicile. Quelque 1500 passagers ont ainsi déjà été ramenés depuis des destinations comme Madrid, Barcelone, Malaga, Porto, Lisbonne, Bilbao ou encore Nice.

Thomas Cook rapatrie par avions et bus

Le tour-operateur Thomas Cook Belgium a décidé d'organiser des vols depuis l'Afrique du Nord, principalement l'Egypte, et les Iles Canaries, vers les aéroports de Naples (Italie), Gérone (Espagne) et Lisbonne (Portugal), d'où ses vacanciers peuvent regagner la Belgique par autocar.
Ces trois aéroports ont été choisis car ils sont situés non loin d'une frontière et ouverts 24h sur 24. Cela permet de répartir les risques et d'éviter que tous les avions soient bloqués en cas de fermeture de l'espace aérien d'un pays, explique-ton chez Thomas Cook Belgium.
Les voyageurs qui étaient bloqués depuis jeudi en Egypte et à Tenerife étaient lundi sur le chemin du retour, via un premier vol effectué lundi à 7h30. Parallèlement, des autocars sont partis depuis Bruxelles. Aucun passager ne se trouvait à leur bord mais bien des pilotes et hôtesses de l'air en vue de prochains vols. Les trois premiers vols ont permis de trouver une solution pour 540 voyageurs bloqués à l'étranger.
Thomas Cook Belgium a également annoncé l'annulation de tous ses voyages par avion jusqu'au mercredi 21 avril inclus. "Pour certaines personnes, la moitié de leurs vacances est déjà tombée à l'eau, cela n'a donc plus de sens de partir", explique un porte-parole du tour-opérateur, dont la priorité est d'assurer le retour des vacanciers.
Les clients qui ne peuvent partir en voyage seront remboursés. Quant aux touristes bloqués à l'étranger, Thomas Cook intervient dans leurs frais de séjour.

70% de marchandises bloquées pour TNT

La société de courrier express "TNT express", qui emploie près de 1800 personnes sur le site de Liège Airport à Bierset, subit de plein fouet l'arrêt complet du trafic aérien : à peu près 30% des marchandises transportées par TNT ont pu l'être normalement depuis l'éruption islandaise.

"TNT express aérien, c'est en temps normal 40 avions et 500 tonnes de fret toutes les nuits à Bierset", rappelle la porte-parole Véronique Simons. "Et tous nos avions sont cloués au sol. Heureusement, TNT Express dispose aussi d'un service routier, basé à Arnhem, dont le dispositif a été largement augmenté, et qui nous a permis de limiter la casse. Mais seul un colis sur trois a pu être livré ces derniers jours".

La société estime actuellement impossible de chiffrer les conséquences financières de cet état de fait. Par contre, une petite centaine de travailleurs du site de Bierset, soit les personnes qui s'occupent directement de la piste, ont dû être mises en congé pour cas de "force majeure".

Liège Airport perd de l'argent tous les jours

L'arrêt complet du trafic aérien à la suite de l'explosion d'un volcan en Islande fait perdre au moins 50 000 euros par jour à Liège Airport, gestionnaire de l'aéroport de Liège, à Bierset, selon son porte-parole Christian Delcour.

Le calcul ne tient pas compte des pertes enregistrées par les privés sous-concessionnaires du terminal de Liège Airport comme les restaurateurs, libraires ou commerces.

"C'est un calcul a minima, qui ne tient compte que des pertes redevances (commerciales, passagers, atterrissage) qui, faute de trafic, ne sont plus payées, et du fait que, forcément, nous ne vendons plus de fuel pour ravitailler les avions", explique le porte-parole.

Dès vendredi, une petite dizaine des 150 travailleurs de Liège Airport a été mis en chômage technique. Ce nombre a grimpé à une vingtaine ce lundi.

L'armée récupère un avion

Un avion de transport de passagers Embraer était en vol ce lundi après-midi, à vide, pour rentrer à Melsbroek de Madrid, où il avait été surpris par l'interdiction des vols décrétée jeudi dernier en raison des cendres produites par l'éruption d'un volcan islandais, a indiqué le commandant de la composante Air, le général Claude Van de Voorde, à l'agence BELGA.

Cet avion suit les mêmes règles que celles appliquées aux appareils civils, dont certains ont été autorisés à revenir en Belgique après une immobilisation à l'étranger en prévision d'une réouverture de l'espace aérien à grande échelle.

D'autres avions militaires sont toutefois encore bloqués à l'étranger, a admis le général Van de Voorde, sans fournir de précision sur le type, le nombre et l'endroit des avions concernés.

La composante aérienne a par ailleurs maintenu lundi les règles en vigueur depuis vendredi en autorisant ses avions d'entraînement à hélice et ses hélicoptères à voler à basse altitude, selon un porte-parole militaire.

Cette exception n'est valable que pour les "appareils lents" ("slow movers"), c'est-à-dire les hélicoptères (Agusta A109, Sea King et Alouette III) ainsi que pour les avions d'entraînement Siai Marchetti SF.260. Ceux-ci opèrent à moins de 4500 pieds (1371,6 m) en suivant les règles du vol à vue ("Visual Flight Rules", VFR).

L'espace aérien à plus haute altitude, contrôlé par les civils, est fermé depuis jeudi dernier à 16h30 et au moins jusqu'à lundi 20h00.

La composante Air maintient toutefois, comme elle le fait 365 jours par an, deux chasseurs F-16 en alerte pour assurer la police aérienne au dessus des territoires belge et luxembourgeois, une mission baptisée QRA ("Quick Reaction Alert"), avec l'obligation de décoller dans les quinze minutes.

 

HM avec Belga

 

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