Le CEB se prépare: "Ils ont les compétences, il suffit d'ouvrir les bons tiroirs aux bons moments"

Ce vendredi 15 juin, les élèves de 6ème primaire entament le CEB, le Certificat d’Etude de Base. Une épreuve certificative obligatoire qui a pour but d’évaluer et de certifier tous les élèves sur une même base.

Depuis un mois, les révisions sont au programme des élèves de dernière année primaire de l’Ecole Libre Saint-Lambert de Ligny. Mathématiques, Français, Géographie et Histoire, Viviane Podgornik, leur institutrice revoit toutes les compétences qui doivent être acquises par ses élèves. "On a fait les CEB des années précédentes. Les questions ne sont pas posées de la même façon que lorsqu'on travaille en classe. Ca leur permet de voir le genre de questions, comment elles sont posées, les consignes qui sont différentes du reste de l'année".

Pas de pression à l'école...

Mais dans cette école, on a décidé de ne pas trop mettre de pression aux élèves "Pour eux, c’est un évènement important. Ils veulent réussir leur CEB. On leur dit qu’ils doivent bien se reposer, bien se détendre. Les compétences, ils les ont. Il suffit d’ouvrir les bons tiroirs aux bons moments ", explique Annick Regnier, la directrice de l’établissement scolaire.

... Ni à la maison!

Les enfants de l’école de Ligny sont donc relativement sereins face à cette épreuve qui les attend. Si Noémie est quelque peu stressée "Je suis un peu stressée pour les mathématiques parce que j’ai des difficultés. J'ai du mal à retenir les formules ", Elise est plus détendue. "Je me sens bien, je ne suis pas stressée parce que si on est stressé, on perd ses moyens et on ne se souvient plus de rien". Et ça se ressent aussi dans ses révisions à la maison. Elle ne travaille pas plus de 30 minutes par jour depuis le début de la semaine. Sa maman Caroline, ne veut pas lui mettre la pression. "Le week-end dernier, on n’a pas commencé à faire des sorties entre amis et on ne l'a pas emmenée jusqu’à deux heures du matin. Pour le reste de la semaine, on n’a pas vraiment pris de mesure de suppression d’activités. Elle peut encore regarder la télé, elle peut encore aller au square avec les amis. Ils font déjà beaucoup à l'école".

Et Elise a reçu quelques conseils de sa maman et de son institutrice pour réussir son CEB: "Les mots qu’on ne comprend pas, même en math, il faut aller voir au dictionnaire, il faut relire les questions, même trois fois. Il faut voir si on n’a pas oublié des pages."

Des épreuves stockées en lieu sûr

Depuis ce jeudi matin, les Certificats d'Etude de Base ont quitté l'endroit sécurisé dans lequel ils étaient stockés depuis leur sortie de l'imprimerie la semaine dernière. Pour 600 élèves bruxellois, les CEB étaient entreposés dans une armoire blindée d'une école de la capitale. "Cette pièce se trouve dans un local qui est très distant de l’entrée et des autres issues possibles de l’établissement. Il se situe à un étage. Si quelqu’un veut commettre une intrusion, il doit franchir un certain nombre de portes qui elles-mêmes comportent deux verrous", explique Philippe Rome, inspecteur de l'enseignement primaire à Bruxelles.

Les CEB sont maintenant dans les écoles

Les CEB sont eux aussi très sécurisés, les documents sont scellés dans un plastique. Désormais, ils sont entre les mains des directeurs d'école qui organisent les épreuves. C'est le cas de Philippe Ector, directeur de l'école fondamentale Emile André à Bruxelles. "Je vais stocker les épreuves dans une armoire fermée à clé dans mon bureau." Et même pour les directeurs d'établissement, les consignes sont claires. "C’est bien fermé. Je ne pense pas que ça puisse se casser. Les consignes, c’est demain matin, pas avant. On découvrira quelques minutes avant les enfants ce qui sera demandé aux enfants".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK