Le cancer du sein touche aussi les hommes

Opération chirurgicale
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En Belgique, un homme sur 800 est atteint d’un cancer du sein. Les diagnostics sont rares, ils représentent 1% de l’ensemble des cas de cancer du sein. Les hommes possèdent aussi des glandes mammaires, mais elles ne sont pas développées, contrairement à la femme.

Il n’existe pas de dépistage chez les hommes, la maladie est trop rare, tandis que chez les femmes, la surveillance est importante pour un cancer qui touche près d’une femme sur huit. Selon le Docteur Duhoux, oncologue à l’Hopital Saint-Luc de Woluwe-Saint-Lambert, le plus dangereux, c'est qu'on ne s’attend pas à avoir un cancer du sein quand on est un homme : "Le cancer du sein est plus dangereux pour l’homme parce qu’on le détecte plus tard que chez la femme".

Un des facteurs qui peut expliquer l'apparition du cancer du sein chez certains hommes, est l'hérédité. Une mutation génétique peut se transmettre par les parents, un homme qui en hérite a cinquante fois plus de risque de développer un cancer du sein.

Le cancer du sein chez l’homme n’est détecté qu’une fois visible. Jean est le patient du Docteur Duhoux, il a été diagnostiqué il y a cinq ans, après l’apparition d’une boule au niveau de la poitrine. Après des radiographies, une mammographie, le diagnostic était posé, il fallait l’opérer. Il n’avait jamais pensé au cancer du sein : "ça a été très dur, tout s’écroule, je me disais que c’était juste un kyste. Le plus dur ça a été de l’annoncer à mon petit-fils".

Médicaments non remboursés

A ces soucis médicaux viennent s’ajouter des problèmes financiers, certains médicaments sont remboursés pour les femmes, mais pas pour les hommes. Le Docteur Duhoux a obtenu un don de médicaments d’une grosse firme pharmaceutique, Jean a donc obtenu des médicaments gratuitement, mais pour le médecin, cette situation n’est pas normale : "On va traiter le cancer du sein de la même manière chez l’homme que chez la femme, mais le traitement est accordé à la patiente et pas au patient".

Pour Jean, le plus dur a été le traitement: 6 séances de chimio, une vingtaine de séances de radiothérapie et cinq ans d’hormonothérapies. Aujourd’hui, il en est sorti, il ne lui reste que quelques mois d'hormonothérapie.

Mariam Alard