Le calvaire d'une personne en chaise roulante dans les transports en commun bruxellois (vidéo)

Un acte quotidien. Simple pour la plupart d'entre nous. Prendre le tram. Mais cela peut vite s'apparenter à un calvaire, un enfer même, notamment pour les personnes à mobilité réduite.

C'est ce chemin de croix que Nicolas Delplace, infirme moteur cérébral, contraint de se déplacer en chaise roulante, partage au quotidien via sa page Facebook: Transports en commun: vraiment pour tous ?

Affecté par la situation du réseau de la STIB, Nicolas Delplace espère de la sorte sensibiliser la société des transports bruxellois, mais également la population.  Dans son message, il dénonce des "lignes très peu accessibles" et des "circuits très peu adaptés".

Dernier trajet en date donc, celui entre la commune bruxelloise de Forest et la gare du midi. Et le constat est sans surprise: le réseau s'avère, cette fois encore, inadapté.

"Ce n'est pas normal que des jeunes comme moi ne puisse pas sortir quand bon leur semble, confie-t-il. Les services d'accompagnement proposés sont souvent indisponibles le jour même, car déjà tous réservés et ce, parfois même lorsqu'on prévient une semaine à l'avance. Le réseau dans l'ensemble est très difficile d'accès et je trouve que, pour Bruxelles, cela donne une très mauvaise image en tant que capitale européenne."

Il y a un an déjà...

L'initiative n'est pas neuve, mais elle a le mérite de montrer, qu'en matière d'accessibilité, les transports en commun bruxellois (mais pas seulement) sont toujours à la traîne. Plus grave, il semble clair que les choses évoluent peu, ou en tout cas très lentement.

Dans une des réponses envoyées à Nicolas Delplace, la STIB reconnaissait  que plusieurs points peuvent être améliorés, tout en rappelant qu'il existe un certains nombre de services d'assistance pour faciliter les déplacements. "Il est vrai que de nombreuses lignes sont peu accessibles aux personnes en fauteuil roulant" et "la présence d’une aide ne permet pas pour autant de se déplacer sans encombre", peut-on notamment lire.

Des services, nécessitant le plus souvent une demande préalable, via un numéro de téléphone surtaxé.

 

 

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