Le burn-out reconnu comme maladie professionnelle? Solidaris lance l'idée

Reconnaître l'épuisement professionnel comme maladie professionnelle permettrait de responsabiliser l'employeur.
Reconnaître l'épuisement professionnel comme maladie professionnelle permettrait de responsabiliser l'employeur. - © Jonas Hamers - BELGAIMAGE

Il n'y a jamais eu autant de travailleurs en incapacité en Belgique. Selon des chiffres cités par le journal De Tijd, 335 000 travailleurs sont considérés comme malades de longue durée. C'est-à-dire 8% des travailleurs. Coût total pour la société : plus de 6 milliards d'euros. Autrement dit, davantage que le coût des chômeurs complets indemnisés. Un tiers de ces malades de longue durée souffrent de burn-out.

Pour les mutualités socialistes, il faut s'attaquer aux racines de ce que l'on qualifie aussi de syndrome d'épuisement professionnel. Selon Solidaris, reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle permettrait de responsabiliser l'employeur.

"Quand une maladie est reconnue comme maladie professionnelle, c'est financé pleinement par les cotisations patronales, ce qui a évidemment un effet levier sur la responsabilisation des employeurs, expose Christopher Barzal, directeur de la communication chez Solidaris. On se retrouve dès lors dans une logique où l'employeur, bien conscient que cela va lui coûter à lui directement, a tout intérêt à faire en sorte d'éviter le phénomène."

"Un lien avec le travail", mais "pas une maladie professionnelle"

Du côté du gouvernement, l'idée est plutôt d'affirmer que le travail est l'une des causes du burn-out, sans aller jusqu'à le catégoriser comme maladie professionnelle.

"Ce n'est pas une maladie professionnelle, mais il y a un lien avec le travail, et cela nous donne l'opportunité de prendre des mesures préventives, déjà avec le fonds des maladies professionnelles", commente la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld).

D'après la ministre, il est difficile de prouver que le travail est la cause unique d'un burn-out. Elle estime donc qu'il ne serait pas possible de le reconnaître comme maladie professionnelle.

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