No Deal: ce qui sera difficile à digérer pour l'industrie agroalimentaire belge

Les charcuteries belges pourraient souffrir d'un No Deal
Les charcuteries belges pourraient souffrir d'un No Deal - © BRUNO FAHY - BELGA

Moins d'agneau et trop de cochon? Le "non" au deal proposé par Theresa May inquiète la Fevia, la fédération de l'industrie alimentaire belge.

3.000 emplois menacés en Belgique 

La Grande-Bretagne est le 4 ème marché des exportations alimentaires belges (10% du chiffre d'affaires). S'en passer constituerait une perte de 2,7 milliards d'euros. Un drame économique mais aussi humain avec la perte de nombreux emplois. La Fevia dresse le tableau le plus sombre qu'il puisse arriver:  3.000 emplois à supprimer. 

Exportations en danger

Il faut distinguer 2 types de problèmes liés à l'accord sur le Brexit. 

1) No deal : chaos aux douanes et aliments périssables

"Une situation de No deal provoquera le chaos aux douanes", affirme Nicolas Chourant. "Si un accord n'est pas trouvé, la situation aux douanes va devenir ingérable. On va assister à des files de camions interminables". Une situation impossible à tenir dans le cas d'aliments périssables. Les producteurs belges se retrouveront face à un dilemme: risquer de jeter de la marchandise ou renoncer totalement à exporter. La plus grande inquiétude, c'est la viande car l'Angleterre importe beaucoup de produits transformés belges comme les charcuteries. 

2) Deal "dur" :  baisse de la compétitivité 

En cas de Brexit "dur" (sans accord douanier), la Belgique sera logée à la même enseigne que les autres pays du monde. Elle paiera autant de taxes (parfois jusqu'à 60%) et subira autant de démarches administratives qu'un pays lointain. Le prix des marchandises belges sera plus cher.  "Les anglais pourraient donc renoncer à acheter leurs produits, comme les céréales et le lait, en Belgique et se tourner vers des marchés moins chers", craint Nicholas Courant, Directeur Communication de Fevia. 

Et les importations?

En cas de Brexit dur, l'agneau et le mouton anglais risquent de coûter cher. Une bonne nouvelle pour les producteurs belges? "Pas vraiment", tempère Nicholas Courant. "On exporte beaucoup plus qu'on importe donc ça n'équilibrera pas les pertes liées aux exportations". 

 

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