Le bio plus cher à cause des marges "exorbitantes" appliquées par la grande distribution en France

Le bio plus cher à cause des marges "exorbitantes" appliquées par la grande distribution en France
Le bio plus cher à cause des marges "exorbitantes" appliquées par la grande distribution en France - © Hamers - BELGAIMAGE

Les produits bio dans nos magasins sont plus chers que les produits traditionnels, c'est un fait. Mais la raison de cette différence n'est pas forcément là où l'on pense, c'est-à-dire du côté de l'agriculteur bio, qui assume plus de frais afin de répondre aux normes.

Selon une étude de l'association française des consommateurs UFC - Que chosir, c'est le secteur de la grande distribution qui fait exploser les prix en appliquant des marges assez mirobolantes.

Une marge deux fois plus élevée pour le bio

UFC - Que choisir a pris sa calculette : un panier bio dans la grande distribution est 79% plus cher que son équivalent en produits conventionnels. L'association a également établi que les coûts de production plus élevés de l'agriculture bio n'expliquent "qu'à moitié le surcoût payé par les consommateurs."

Selon ses calculs, la marge brute de la grande distribution est en moyenne deux fois plus élevée pour le bio. Avec des écarts qui varient selon le produit, mais qui sont assez impressionnants du côté des produits frais : + 145% pour la tomate et + 163% pour la pomme... et, sur le haut du podium, le poireau : + 191%.

Des calculs effectués auprès des grands magasins français, une analyse de ces chiffres n'ayant pas encore été réalisées en Belgique.

Nicolas Hulot met en garde

De quoi faire réagir le ministre français de la Transition écologique, qui a mis en garde les grands distributeurs sur Franceinfo. "Entre les producteurs et les consommateurs, il y a parfois des gens qui se gavent un peu. On va les mettre devant leurs responsabilités", a réagi Nicolas Hulot. "En réduisant ces marges, on va rendre le 'bio' et les produits de qualité et de proximité accessibles à chaque citoyen et ça ne sera pas simplement réservé comme l'on dit aux 'bobos'", a-t-il ajouté.

Une déclaration réalisée dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation, cette réunion de producteurs, industriels, distributeurs, associations de consommateurs et ONG environnementales, afin de revaloriser la situation des agriculteurs, à freiner la guerre des prix dans la distribution et à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.

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