"Le Belge est un diesel": à Sotchi, des supporters des Diables enthousiastes... mais peu nombreux

Trois jours avec les supporters qui ont fait le déplacement à Sotchi. Intense. Fatiguant aussi. Sotchi, ville de 350 000 habitants en bordure de Mer Noire. Le Saint-Tropez russe. Une cité balnéaire très prisée des classes sociales les plus aisées.

Comme dans chaque ville qui accueille des matchs de cette Coupe du monde 2018, le lieu de rendez-vous des supporters du monde entier c’est la fan zone.

Une fois passés les nombreux contrôles, c’est la machine commerciale de la FIFA qui se met en branle. Animations sponsorisées, bars, nourriture. Ici, on vous pousse à consommer. Et la musique, commerciale elle aussi, vous perce quasiment les tympans tant les décibels sont importants.

Le spleen des supporters

En cette veille de premier match, les supporters du Panama sont beaucoup plus nombreux que les nôtres. Guy, fan historique des Diables, a son explication : "Il y a d’abord tout ce qu’on a dit sur la Russie. La dangerosité, les mesures  sécurité. Y a aussi le coût du voyage. Chaque match des Belges c’est minimum 1500 euros tout compris. Et puis y a les choix de l’entraîneur. En laissant Nainggolan à la maison, l’entraîneur s’est privé du soutien populaire. Pas grave, notre Coupe du monde est réussie. Nous on est là pour festoyer avec les supporters des autres pays. Et si les Diables loupent leur Coupe du monde, Roberto Martinez sera viré."

4000 Panaméens. A peine 1000 Belges

A un peu plus d’une heure du début de la rencontre, tout autour du Fisht Stadium de Sotchi, on ne croise que des supporters du Panama. Ils seraient 4000 selon certaines sources. Sans doute beaucoup plus en réalité. Certains n’ont pas hésité à vendre leur voiture pour financer leur voyage en Russie.

"Pour nous Panaméens, c’est un moment historique, explique Mario. C’est notre première participation à une Coupe du monde. On est vraiment excité."

A force de persévérance, nous finissons par rencontrer des supporters belges. Parmi eux, Julien. Le jeune homme a créé le personnage de Super Diable, une sorte de superman supporter.

"On est beaucoup moins nombreux que les Panaméens, mais on va mettre l’ambiance. Je trouve que les supporters sont trop exigeants. Ils attendent que l’on gagne tous les matchs facilement. Mais, croyez-moi, on sera déjà plus nombreux à Moscou. Et davantage encore contre l’Angleterre à Kaliningrad. Le Belge est un diesel !".

Le stress du match... puis la décompression

Largement battus à l’applaudimètre, les fans belges doivent attendre la deuxième mi-temps pour voir les Diables émerger.

"Quel stress, explique Christophe. Le but de Mertens nous a fait le plus grand bien. Mais il faudra jouer beaucoup mieux pour aller en finale."

Même son de cloche du côté de Natacha. "Ouf ! On va pouvoir lâcher la pression et faire la fête."

Direction l’une des nombreuses discothèques de Sotchi. Dans l’une d’entre elles, une trentaine de supporters belges se déhanchent sur des airs latino. "Cette ville est vraiment extra, témoigne Kevin. Et ce qu’on dit des Russes, qu’ils sont rustres et pas sympas, c’est totalement faux. On est super bien accueilli ici. Il faut que les gens le sachent. Et puis question sécurité c’est parfait. Ni trop ni trop peu."

Cap sur Moscou

Rideau sur Sotchi. Cap sur Moscou, la capitale russe. Samedi les Diables Rouge affrontent la Tunisie. Un match capital. En cas de victoire, l’équipe belge sera qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. 

Découvrez nos reportages à Sotchi en cliquant sur les points de la carte ci-dessous

Le résumé du match Belgique-Panama en vidéo

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