Le télétravail a la cote auprès des Belges

Le nombre d'heures de télétravail a progressé de 11% pendant les cinq premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2018
Le nombre d'heures de télétravail a progressé de 11% pendant les cinq premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2018 - © Daria Shevtsova (Pexels)

Le nombre d’heures de télétravail a progressé de 11% pendant les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2018, selon les chiffres du partenaire en ressources humaines Attentia.

Les problèmes de mobilité incitent de plus en plus de travailleurs à y recourir dans la mesure du possible. "Ce qui m’a poussée à faire du télétravail, ce sont d’abord les trajets. C’est clairement un gain de temps. Je travaille sur Louvain-La-Neuve et j’habite dans la région de Charleroi. C’est un gain de temps de plus d’une heure et demie par jour. Ça me permet aussi de commencer ma journée moins stressée et d’éviter tous les embouteillages. C’est aussi intéressant d’un point de vue écologique", explique Janet Bailey, employée dans une société de consultance en management.

Le télétravail devient même un argument de recrutement. En raison des embouteillages sur les routes, "la possibilité de travailler à partir de chez soi ou d’un autre endroit devient, pour les entreprises, un argument important dans la guerre des talents", selon Attentia.

Les sociétés qui offrent cette possibilité depuis 2015 ont vu le nombre d’heures de télétravail progresser de 7,67% en l’espace d’un an. L’augmentation atteint même 68% sur une période de trois ans.

Le Belge préfère rester chez lui le vendredi

La pratique a eu la cote en juillet (+5,99% par rapport au même mois de l’année dernière). Elle est généralement plus utilisée le vendredi. Pas moins de 29,02% des heures de télétravail sont effectuées le dernier jour de la semaine. Dans la société de Janet, les travailleurs peuvent prendre un jour de télétravail par semaine et ils doivent s’arranger entre eux pour déterminer lequel. "Chez nous, il n’y a pas de jour fixe pour le télétravail, indique Janet. C’est en fonction du planning de la semaine, de nos urgences, de nos réunions. Exemple aujourd’hui, je n’avais pas de réunion. Je pouvais faire mon jour de télétravail. On coordonne en équipe avant de prendre le jour pour être sûr qu’on n’a pas besoin l’un de l’autre".

Le lundi est clairement le moins populaire de tous avec seulement 14,55% du total d’heures.

Loin de la distraction

L’augmentation du télétravail occasionnel en Belgique est due aussi à une nouvelle législation. Il bénéficie d’un cadre légal depuis 2017. "On peut associer de nombreuses conditions attractives au télétravail. Par exemple, une indemnité de 126,94 euros par mois pour le collaborateur, libre de toute cotisation à l’ONSS, ou le remboursement de ses frais de connexion internet", souligne Yves Labeeu, consultant chez Attentia.

Et puis, il y a la tranquillité de travailler chez soi, loin de la distraction du bureau. "Chaque matin, je fais une to do list, j’essaie de me calquer dessus pour éviter la distraction. Je le fais au bureau et à la maison. ​​​​A la maison, sauf que je suis plus cool vestimentairement parlant et que j’ai beaucoup plus de calme. Au bureau, je travaille dans un open space", ajoute Janet.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK