Le 15 mars 2016, la police retrouvait sans s'y attendre la trace de Salah Abdeslam

Recherché depuis plusieurs mois, Salah Abdeslam sera retrouvé là où on ne l'attendait pas.
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Recherché depuis plusieurs mois, Salah Abdeslam sera retrouvé là où on ne l'attendait pas. - © T.M. avec BELGA

Après avoir été reporté, le procès de la fusillade de Forest débutera bel et bien ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Sur le banc des prévenus, Salah Abdeslam et Sofien Ayari sont attendus, tous deux poursuivis pour tentative de meurtre dans un contexte terroriste et pour possession illégale d'armes à feu.

Près de deux ans après les faits, retour sur les événements de la rue du Dries.

Une présence inattendue...

C'était le mardi 15 mars 2016. Ce jour-là, la police mène une série de perquisitions en lien avec les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Des perquisitions "banales", non renforcées, effectuées en collaboration avec la police française. Les enquêteurs ne s'attendent pas à découvrir le moindre suspect, ils sont donc en petit nombre pour chacune des opérations.

À Forest, c'est un appartement de la rue du Dries qui est visé. Loué sous un faux nom, il est réputé vide. Les policiers espèrent néanmoins y trouver l'un ou l'autre indice... Mais, à leur arrivée, la perquisition prend une autre dimension : ils essuient des tirs.

Plusieurs agents sont touchés durant la fusillade : "Quatre policiers ont été blessés, dont une Française. L'un ayant été touché à l'oreille et un autre au niveau de son arme", déclarera plus tard le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA).

Une fois sécurisé, l'appartement est investi par la police qui y découvre le corps d'un homme, dont l'identité est alors encore inconnue, Mohamed Belkaid. Il a été tué lors des échanges de tirs avec les forces d'intervention.

Mais Mohamed Belkaid n'était pas le seul occupant des lieux. Durant la fusillade, un ou plusieurs individus – on ne le sait pas encore – ont pris la fuite par les toits.

Archive du JT du 15/03/2016

Arrêtés trois jours plus tard

Ils seront finalement cueillis trois jours plus tard, à cinq kilomètres de là, rue des Quatre-Vents à Molenbeek-Saint-Jean : Sofien Ayari et, l'ennemi public numéro un, Salah Abdeslam, sont arrêtés.

C'est la fin d'une cavale. Abdeslam était recherché depuis des mois, lui qui avait disparu dans la nature après avoir abandonné sa ceinture d'explosifs sur un trottoir de Paris, le soir des attentats du 13 novembre 2015.

Archive JT du 18/03/2016

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