Large opération pour escroquerie: un préjudice de 6.5 millions d'euros selon le parquet

Une opération d'envergure visant une organisation criminelle d'escrocs opérant dans la vente de voitures par internet s'est déroulée hier partout en Belgique. Plusieurs caravanes mais aussi des objets de valeurs ont été saisies dans le cadre de cette opération.

L'instruction judiciaire a été ouverte début octobre 2018. Le préjudice total est évalué à 6 millions et demi d'euros. Selon le parquet fédéral, plus de 1.200 policiers ont effectué mardi quelque 200 perquisitions sur 19 sites, au cours desquelles ils ont arrêté 52 personnes. Ces dernières sont soupçonnées de plus de 500 fraudes liées à la vente de véhicules via internet. 

« De manière plus détaillée, 90 caravanes, 91 véhicules et 34 biens immobiliers, principalement des maisons, appartements et villas, ont été saisis hier dans le dossier blanchiment », précise Eric Van Duyse, porte-parole du parque fédéral. « Par ailleurs, 1 million d'euros au total a été saisi dans divers endroits ainsi que 23 montres haut de gamme ».

Les saisies ont visé des véhicules infractionnels et des biens dans lesquels l'argent a pu être réinvesti pour le volet blanchiment. Les policiers ont également confisqué une arme automatique, des armes de poing ou encore des fusils.

Des arnaques bien rodées

Le procédé employé visait à contacter des personnes vendant leurs voitures. Les prétendus acheteurs payaient via une application smartphone et montraient un reçu falsifié. Les victimes découvraient la supercherie quelques jours après la vente, leurs comptes n'ayant pas été crédités des sommes convenues. Ce laps de temps permettait aux escrocs de prendre la fuite et d'envoyer les véhicules l'étranger.

Plus de 500 personnes ont été escroquées de la sorte. Au cours de l'opération de police, des dizaines de voitures mais aussi un grand nombre de caravanes ont été saisies. C'est contre la confiscation de leurs caravanes que des manifestants se sont mobilisés devant le Palais de Justice ce mercredi.

Sur les 52 personnes interpellées, 24 ont été placées sous mandat d'arrêt. Elles sont principalement issues de cinq ou six familles. Le parquet fédéral invite les personnes ayant été victimes des faits recensés à prendre contact avec les maisons de justice compétente en fonction de leur domicile.

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