"La violation du secret de l'instruction est quotidienne en Belgique" déclare Maître Mayence lors du procès Hakimi-Pauwels

Maître Jean-Philipe Mayence, ici lors d'un autre procès en 2018
Maître Jean-Philipe Mayence, ici lors d'un autre procès en 2018 - © Belga - Jasper Jacob

Maître Jean-Philippe Mayence a déclaré ce jeudi, dans le cadre du procès Hakimi-Pauwels qui se tient actuellement au Lotto Mons Expo, que "la violation du secret de l'instruction est quotidienne en Belgique". Il cite à l'appui de ses dires les dossiers Wesphaël, dont il a obtenu l'acquittement aux assises et le dossier Mathot qui est toujours à l'instruction à Liège et qui fait l'objet de cinq plaintes en ce sens.

La seule infraction que le ministère public reproche à son client, Pietro Scarito, est d'avoir essayé de venir en aide à Stéphane Pauwels juste après son interpellation, par une tentative de corruption.

Perdu, Stéphane Pauwels a expliqué sa situation à un ami. Ce dernier va raconter la situation à un autre, qui en parle à un autre et on arrive au client de Maître Mayence, qui est chargé de demander à Farid Hakimi de dire la vérité, qu'il ne connait pas personnellement Stéphane Pauwels et que ce dernier n'est pas impliqué dans le vol avec violence commis le 6 mars 2017 à Lasne. Une somme de 5.000 euros est évoquée.

Mon client n'a pas eu accès au dossier répressif

Au bout de la chaîne, le client de Maître Mayence tombe alors, selon le ministère public, sous le coup de l'article 460 ter du code pénal (qui sanctionne l'usage d'informations obtenues dans un dossier en vue d'entraver l'enquête, ndlr.). Le problème, c'est que le prévenu a des antécédents judiciaires, assez lourds, et qu'il semble s'être racheté une conduite aujourd'hui. Le ministère public a néanmoins requis une peine de vingt mois de prison ferme contre lui.

"Mon client n'a pas eu accès au dossier répressif. M. Pauwels n'y a pas eu accès non plus car il n'a pas été placé sous mandat d'arrêt", insiste Me Mayence qui ne trouve aucune intention morale dans le chef de son client.

"Quelle information liée à l'instruction a-t-il communiqué? Aucune", soutient Me Mayence qui ajoute qu'à l'époque, la presse disposait déjà d'informations alors que Stéphane Pauwels était encore dans le bureau du juge d'instruction. Cette affaire avait alors pris un virage médiatique plus important en raison de la notoriété de Stéphane Pauwels et avait fait les gros titres.

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