La vie sociale après la réouverture des bars : pour l’AWSR, ce sera "Vivons à 100%, 0% d’alcool au volant"

L’Agence wallonne pour la sécurité routière lance sa nouvelle campagne avec la réouverture des bars et restaurants et l’Euro de Football en toile de fond. Baptisée "Vivons à 100%, 0% d’alcool au volant", la campagne n’a pas la force créative du "Bob" lancé il y a des années mais son message reste similaire : ne prenez pas le volant sous l’influence de l’alcool. Un rappel utile alors qu’un accident mortel sur quatre est dû à l’alcool en Wallonie.

L’alcool responsable de 56 morts sur les routes wallonnes en 2020

Vous avez peut-être déjà croisé les affiches de cette campagne, bien visibles sur les autoroutes et autres routes nationales ou sur la soixantaine d’écrans digitaux dans les hypermarchés Carrefour qui complètent la sensibilisation. Selon l’AWSR, "malgré les restrictions de couvre-feu et de fermeture de l’Horeca qui ont limité le nombre de conducteurs sous influence d’alcool sur les routes, en Wallonie, 56 vies auraient pu être épargnées et 1237 accidents corporels évités en 2020 si personne n’avait repris le volant en ayant bu."

Ici comme ailleurs, c’est l’histoire de la bouteille… à encre car il faut aussi souligner que six Wallons sur dix ne boivent pas s’ils conduisent, et qu’un peu plus d’un automobiliste wallon sur quatre, à qui il arrivait de reprendre le volant après avoir bu, conduit moins souvent sous influence d’alcool qu’avant la crise sanitaire.

L’excès d’alcool face au Covid-19

Bien que l’offre de boissons non alcoolisées a le vent en poupe, la pandémie a engendré davantage d’isolement pendant les confinements, de stress, d’anxiété… ce qui est allé de pair avec une surconsommation d’alcool chez certains.

Pourtant, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC), la consommation d’alcool affaiblit la capacité du corps à combattre les infections, augmentant le risque de complications et rendant la guérison plus difficile. Parallèlement, l’alcool peut augmenter le risque de syndrome de détresse respiratoire aiguë et de pneumonie, parfois associés au Covid-19.

0,5g/l d’alcool maximum

L’alcool devrait être associé à la fête lors des rassemblements autorisés, maintenant que le retour à la vie sociale passe un nouveau cap. C’est là que l’ASWR tire une fois de plus la sonnette d’alarme appelant à la prévoyance, notamment quand il s’agira de reprendre le volant au retour de ces soirées foot, amicales, culturelles…

La campagne ne cherche pas à culpabiliser mais plutôt à la jouer en douceur c’est-à-dire en prévoyant un "Bob", une personne de confiance qui s’amusera sans consommer d’alcool et jouera au chauffeur lors du voyage retour, voire en logeant sur place ou en rentrant en taxi. C’est d’ailleurs la nuit — et assez logiquement — que s’observe le haut pourcentage d’automobilistes avec une alcoolémie supérieure à 0,5g/l (ou 0,22 mg/l d’air alvéolaire expulsé). Ce maximum légal autorisé est vite atteint.

1 ou de verres maximum

Un verre d’alcool, tel qu’il est servi dans un bar, contient 10 grammes d’alcool pur (il en contiendra plus en moyenne s’il est servi à la maison, parce que le verre est plus généreux). Un verre d’alcool "bar" correspond à un verre de bière type pils ou à un verre de vin ou à un verre de whisky. En moyenne, le taux d’alcool augmente entre 0,20 g/l et 0,25 g/l de sang par dose d’alcool consommé, mais l’alcoolémie varie aussi en fonction du genre (l’alcoolémie se marque plus vite chez les femmes), de ce qu’on a mangé, de son état de santé, etc.


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Faites le compte, pour reprendre le volant en toute conscience, la consommation se limitera dont à 1 verre, voire 2, grand maximum. La campagne lancée ce 7 juin par l’ASWR et qui prendra fin à la mi-juillet va même plus loin puisqu’elle conseille une alcoolémie 0,00 g/l pour prendre le volant. Notez que la dose d’alcool absorbée est identique, qu’elle soit diluée ou non.

Deux types d’infractions

Une certitude : passé le taux de 0,5 g/l, l’automobiliste contrevient à la législation en vigueur et est passible d’une amende variant en fonction du degré de l’infraction. Il existe deux types d’infractions : la conduite sous l’influence de l’alcool, constatée à partir de 0,22 mg/l d’air alvéolaire expiré ou 0,5 g/l dans le sang, et l’ivresse au volant qui, elle, tient compte de différents facteurs en plus de l’alcoolémie, comme l’orientation dans le temps et l’espace, l’élocution, la marche voire l’agressivité.

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