La vie intime des résidents des homes: un tabou qu'il faut briser

8% des résidents des maisons de repos assouvissent encore leurs désirs sexuels.
8% des résidents des maisons de repos assouvissent encore leurs désirs sexuels. - © VALERY HACHE - AFP

Intimité, vie privée, consentement, désir… des sujets parfois tabous lorsque l’on parle de nos aînés. Pourtant, 8% des résidents des maisons de repos assouvissent encore leurs désirs sexuels.

La question de vie intime dans les homes, le personnel des maisons de repos et de soins y est directement confronté. Comme l’illustre ce reportage dans une maison de repos d’Erezée en province du Luxembourg.

Brigitte Fache, 75 ans, nous accueille dans sa chambre. D’emblée, elle nous raconte : " J’ai eu une aventure ici qui n’a pas abouti, mais ils m’ont laissée tranquille… ". ‘lls’, ce sont les aides-soignants et le reste du personnel.

Tout a été fait pour que cette histoire sentimentale se déroule au mieux, en prenant garde, par exemple, à ne pas entrer sans frapper. " C’est une marque de respect, et la direction ne faisait pas de remarque ", commente Brigitte Fache.

Ce respect de l’intimité ça s’apprend, confirme Nathalie Dehard, infirmière sociale et sexologue. Elle forme le personnel des maisons de repos : " Si l’on veut respecter les personnes, il faut attendre après avoir frappé à la porte. On peut aussi mettre une petite plaquette à la porte avec l’inscription 'Ne pas déranger’, et ne pas réagir avec émotion. Je propose à chacun aussi de s’interroger sur ses propres valeurs par rapport à la sexualité, à la vie de couple et à la vie intime. Il ne faut pas absolument projeter nos propres valeurs sur les résidents."

Mais avant toute chose il faut vérifier la capacité des résidents à dire non, même ceux atteints de démence par exemple. Pour leur assurer une sexualité épanouie et consentie.

L’asbl d’éducation permanente Question Santé a décidé d’aborder toutes ces questions avec une brochure où tous ces thèmes sont abordés.

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