La vaccination s'accélère: "Le personnel soignant pourra être vacciné dès février au lieu de mars" selon Yvon Englert

Yvon Englert, le porte-parole de la task-force sur la vaccination l’annonce : il y a moyen de procéder à une révision de la planification de la vaccination, notamment au profit du personnel hospitalier.

Il y a moyen d’aller plus vite, a déclaré Yvon Englert, ce mardi, dans le JT de 13h de la Une. "C’est probablement un petit peu possible. C’est ce que nous allons proposer à la task-force dès après-demain (jeudi). Le ministre de la Santé (Frank Vandenbroucke) a d’ailleurs insisté là-dessus. L’approvisionnement en vaccin ne s’accélère pas. Mais se sécurise. Nous allons renoncer à une mise de côté de la deuxième dose que nous avions prévu, de façon à pouvoir vacciner plus vite."

Cette annonce intervient alors que la campagne de vaccination a débuté ce mardi dans les maisons de repos de Belgique. Une campagne qui doit durer trois semaines. Ce mardi, toujours, des grands noms du milieu médical ont adressé une lettre ouverte au ministre Vandenbroucke. Ils réclament de vacciner les soignants "sans délai".

Réponse d’Yvon Englert à cet appel : la deuxième dose servira comme première dose afin d’accélérer la cadence. "L’approvisionnement de la deuxième dose est à présent mieux sécurisé. Ce qui fait que le personnel soignant au lieu d’être pris dans la vaccination du mois de mars pourra l’être au mois de février."

On est plutôt heureux de voir qu’ils souhaitent être vaccinés

Yvon Englert a rappelé sa satisfaction de constater que le personnel soignant souhaite être vacciné. "Nous, on est plutôt heureux de voir qu’ils souhaitent être vaccinés." Dans le début de la planification, il a été prévu que "le personnel de soins sera vacciné après celui des maisons de repos à cause de cette mortalité élevée et des résidents qui en grande majorité ont encombré le système hospitalier et mis le personnel sous pression. En vaccinant les résidents, on participe à cette mise en ordre de notre système hospitalier que les soignants, à juste titre réclament."

Le vaccin Moderna doit être validé dans quelques heures (ce mercredi ?) par l’Agence européenne des médicaments. En cas de validation, les capacités de vaccination vont augmenter. "Quand je dis que l’approvisionnement se sécurise, dans ma tête il y a d’une part le planning avec Pfizer qui, je pense, est clair et sécurisé. Mais il y a évidemment l’espoir d’assez vite disposer de doses complémentaires de Moderna."

"Chaque personne qui se vaccine se protège. En se protégeant", rappelle Yvon Englert, "elle allège la pression sur le circuit hospitalier. Pour que nous ayons l’immunité collective, il faut ses 70%" de la population vaccinée. "Le meilleur exemple, c’est ce que nous voyons aujourd’hui : les soignants veulent être vaccinés."

Ce mardi, le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, a confirmé en commission de la Chambre que la task-force en charge de la vaccination proposera un plan ajusté de manière à accélérer la vaccination dès la semaine prochaine. Le ministre ainsi que le Premier ministre Alexander De Croo ont adressé cette demande à la task-force, précise l'agence Belga.

Une conférence interministérielle de la Santé mercredi

Une conférence interministérielle de la Santé se réunira mercredi matin - la campagne de vaccination implique en effet les Régions - et, jeudi, la task-force se réunira en vue d'ajuster son "plan d'attaque". Vendredi, ce plan sera présenté devant la commission de la Santé de la Chambre.

Après un "démarrage prudent", la campagne doit s'accélérer, a reconnu M. Vandenbroucke pour qui aucun des vaccins actuellement disponibles ne peut rester inutilisé. Des critiques se font entendre depuis quelques jours sur l'organisation de la campagne. Selon plusieurs députés de l'opposition, la Belgique a pris du retard si on la compare avec d'autres pays européens, en particulier l'Allemagne.

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