Enquête sur des sympathisants de Breivik: la sûreté de l'Etat dément

Anders Breivik
Anders Breivik - © AFP

La Sûreté de l'Etat n'est pas à la recherche d'éventuels sympathisants belges du meurtrier norvégien Anders Behring Breivik, contrairement aux informations publiées mercredi matin dans les quotidiens flamands Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg sur base du rapport annuel 2011 de la Sûreté de l'Etat, a réagi un responsable communication de cette dernière.

"Le journaliste a tiré des conclusions erronées", ajoute le responsable. Lors de la présentation de son rapport annuel d'activités il y a une semaine, la Sûreté de l'Etat a indiqué qu'elle avait étudié les connexions possibles entre les attentats d'Oslo et Utoya en juillet 2011 en Norvège, leur auteur, Anders Behring Breivik, et la Belgique.

Elle avait précisé que si Breivik avait bien reçu de l'aide de "patriotes" belges pour rédiger son manifeste de 1500 pages, ces personnes n'étaient cependant pas au courant des projets du Norvégien. La Sûreté de l'Etat avait aussi évalué les risques d'attentats contre les institutions européennes, puisque Breivik s'en prenait violemment à l'Union européenne, mais le risque qu'un groupe terroriste tente de s'attaquer à une des cibles citées par l'auteur norvégien a été estimé comme faible.

"Si Breivik n'avait pas été arrêté et n'était pas retourné dans la clandestinité après les attentats du 22 juillet 2011 à Oslo, nous aurions vraisemblablement craint des attaques contre les institutions européennes à Bruxelles", peut-on lire littéralement dans le rapport de la Sûreté de l'Etat. La centrale nucléaire de Tihange est également citée dans son manifeste.

Pour la Sûreté, il n'y a donc pas de sympathisants ou de contacts belges actifs de Breivik, qui était en réalité un "loup solitaire".

RTBF avec Belga

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