La Sonuma change de statut mais continuera à valoriser les archives de la RTBF en visant de nouveaux publics

Depuis 2009, année de sa création, la Sonuma, a pour mission de sauvegarder, numériser et valoriser les archives TV et radio de la RTBF ainsi que celles des télévisions locales de Bruxelles et de Wallonie.  En près de 10 ans, la société a archivé 173.000 heures d’images et de sons.  Autant dire qu’il faudrait près de 20 ans, non-stop, à une personne pour visionner ou écouter tout ce qui a été numérisé par la Sonuma, des débuts de la radio, des premières émissions télévisées à celles d’aujourd’hui, sur bandes son, pellicules de film, cassettes et autres supports.

A la création, c’est la Région Wallonne qui soutient à 50% le projet.  La Sonuma prend la forme d’une société anonyme. La Région Wallonne y voit une possibilité d’activité économique et finance une partie des investissements nécessaires à la numérisation des archives.  La RTBF est actionnaire à concurrence de 40%.

Une vocation encore plus culturelle

En 2017, la Région Wallonne avait annoncé qu’elle ne souhaitait plus financer la Sonuma.  La solution trouvée pour assurer la pérennité de cet outil est d’en changer le statut.  Désormais, la Sonuma sera une asbl, soutenue, pour ce qui est des pouvoirs publics, par la Communauté Française (Fédération Wallonie-Bruxelles). Celle-ci poursuivra les investissements nécessaires à hauteur de 1.6 million d’euros par an.   

Ce passage sous statut d’asbl soutenue par la Communauté française est l’occasion aussi pour la Sonuma de voir ses missions redéfinies. Elle reçoit de nouvelles missions, comme le souligne Jean-Claude Marcourt, Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ministre des Médias : " La Sonuma a mission accomplie sur la première phase de numérisation.  Maintenant, on doit s’inscrire dans une deuxième phase qui est vraiment de s’inscrire dans les nouvelles technologies, d’être plus disponible. Il y a un certain nombre d’éléments techniques à faire. Je crois qu’on peut se dire qu’on remet la Sonuma sur les rails pour un long terme, parce que nous aurons toujours besoin de ce genre d’outils ".

Un accès privilégié pour les enseignants et plus facile pour le grand-public

Jusqu’à présent, la Sonuma est parvenue à valoriser, commercialiser une partie des archives disponibles, notamment en partenariat avec l’INA, la société qui en France gère les archives audiovisuelles.  Des professionnels achètent des archives pour, par exemple, réaliser des films ou des documentaires.  Sur le site Sonuma.be, la société propose aussi au public une sélection d’archives mais cette plateforme demeure encore trop peu connue du grand public.  La nouvelle mouture de la Sonuma prévoit donc de toucher une audience plus large, comme l’explique Jean-Paul Philippot, Administrateur Général de la RTBF : " Dans le courant de l’année 2019, on pourra avoir accès à des archives via Auvio. On pourra, via des plateformes spécifiques, si on est instituteur, professeur, pouvoir utiliser des archives pour soutenir une démarche pédagogique, un cours, l’explication d’un élément de l’histoire ou de l’actualité. On pourra aussi si on est acteur culturel avoir accès à des archives qui soutiennent une manifestation culturelle ".

Dès 2019, les enseignants se verront proposer un accès privilégié aux archives de la Sonuma. Tandis que sur la plateforme Auvio, de plus en plus d’archives de la Sonuma seront proposées et suggérées au grand-public. De quoi apporter de la perspective  aux contenus audiovisuels plus récents.

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