La slackline, désormais incontournable de l'été, bien différent du funambulisme

La slackline, désormais incontournable de l'été, bien différent du funambulisme
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La slackline, désormais incontournable de l'été, bien différent du funambulisme - © JEAN-PIERRE CLATOT - AFP

Au camping, sur la plage ou dans les parcs, vous avez sans doute déjà eu l'occasion de voir des gens s'amuser sur une slackline, appelée aussi slack, qui signifie corde lâche.  

La slackline est un sport d'équilibre qui consiste à marcher sur une sangle plate que l'on accroche entre deux supports solides (des arbres, des rochers, etc.).

Une discipline née en Californie dans les années 80'

L'origine de cette pratique, apparue dans les années 80', est assez floue. Elle aurait vu le jour en Californie.

D'après le Journal International qui a mené une enquête en 2015, on devrait cette invention à des surfeurs qui, pour pallier l'ennui lorsque les océans étaient trop calmes, ont cherché un moyen d’exercer leur équilibre. Ils auraient été suivi par des grimpeurs du Yosemite mêlant cette pratique à l'escalade.

En Europe, elle est arrivée après les années 2000, vers 2010 en Belgique. D'abord pratiquée par les adeptes de l'escalade, elle s'est rapidement propagée à tous les publics. 

Aujourd'hui, on trouve facilement, et dans n'importe quel magasin de sport ou d'escalade, un kit pour débutant pour une quarantaine d'euros.

La slackline, une version moderne du funambulisme?

Si certains qualifient la slackline de version moderne du funambulisme, ne parlez pas de funambule mais de "slackeur". 

Il s'agit d'ailleurs de deux pratiques bien différentes. Le funambule marche sur un câble d'acier à l'aide d'un balancier. Son câble est tendu à son maximum, il bouge très peu. Le "slackeur", lui, évolue sur une sangle légèrement élastique sans aucun accessoire. Il y a donc davantage de mouvement qu'il faut réussir à contrôler.Un exercice dont les premiers pas sont difficiles même pour un funambule comme Vincent Wauters. Le directeur de l'École du Cirque de Bruxelles s'est prêté au jeu lors d'une émission d'"On n'est pas des pigeons". C'était la première fois qu'il en faisait. Et voilà ce que cela a donné : 

Persévérance, concentration et confiance en soi sont donc les maîtres-mots pour réussir. La respiration aussi, paraît-il. 

Reste que c'est un sport complet puisqu'il fait travailler tous les muscles (abdos, jambes, épaules, etc.), y compris vos muscles cérébraux. 

Une pratique à plusieurs variantes 

Pour les adeptes de la slackline, il y a différentes manières de pratiquer ce sport : 

La Shortline : ici, la sangle n'excède pas les 15 mètres de long et généralement, elle placée presque à ras du sol ; 

La Longline : c’est du slackline qui utilise des sangles très longues (à partir de 30 mètres)

La Highline : c’est une slackline en hauteur, comme ici, en version extrême: 

La Jumpline et Trickline : consiste à utiliser le rebond de la sangle pour faire des sauts et des figures.  

Voilà ce que cela donne chez ceux qui maîtrisent la pratique : 

Plus qu'un jeu de plage...

Des compétitions au niveau mondail sont organisées comme ici : 

En Belgique, une association, le BeSlack, a vu le jour en 2013. Elle vise à promouvoir la pratique dans le pays. 

Si elle n'a pas encore sa salle de sport, elle participe régulièrement à des événements au cours desquels elle propose des initiations et/ou des démonstrations. 

Reste que ce sport n'est pas sans risque : 


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