La situation ne s'améliore pas pour les femmes battues

Un nombre élevé de femmes continue de subir des violences conjugales dans notre pays. Ce week-end encore, une femme a été tuée à coup de couteau et son compagnon est le principal suspect. Dans la plupart des cas, les victimes de féminicide ont été aussi des victimes de violences domestiques.

Il n'existe pas de statistiques officielles en Belgique, mais quelques 28.000 femmes seraient, chaque année, victimes de violences dans notre pays et une quarantaine y auraient laissé leur vie.

Ecoute violences conjugales 

L'an dernier, plus de 9000 appels ont été traités par la plateforme "Ecoute violences conjugales". Ce sont majoritairement des femmes qui téléphonent, même si l'on a comptabilisé quelques 150 appels d'hommes victimes de violences dans leur couple.

Depuis deux ans, le nombre d'appels a explosé. Ce qui ne signifie pas forcément que les actes de violences soient en hausse. Une partie de cette augmentation serait due au fait que la ligne est désormais accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Cela dit, des phénomènes comme "me too" ou "balance ton porc" ont aussi aidé les langues à se délier.

La séparation n'est pas toujours la solution

Evidemment, se séparer d'un conjoint violent semble être la solution la plus efficace pour échapper aux coups. Mais ce n'est, malheureusement, pas toujours le cas. Si il y a des enfants, la séparation est rarement totale. Et la violence continue. Beaucoup de meurtres conjugaux ont lieu après une séparation.

Lutte insuffisante en Belgique

Les associations de terrain viennent de rédiger un rapport alternatif largement critique sur la manière dont la Belgique et ses différents niveaux de pouvoir luttent contre les violences faites aux femmes. Ce rapport doit être remis ce lundi soir au Conseil de l'Europe.

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