La signalisation autorisant les vélos à tourner à droite au feu rouge est trop rare en Wallonie

Depuis 2012, le code de la route prévoit des panneaux qui permettent aux cyclistes de tourner à droite aux feux rouges. A Bruxelles et en Flandre, ils sont déjà nombreux, avec une volonté de les généraliser partout où cela est possible à Bruxelles. Selon les chiffres de la Région, les cyclistes bruxellois perdent en moyenne 20% de leur temps, à cause des feux rouges.

Mais ces panneaux restent toutefois une exception sur les routes wallonnes, déplore le GRACQ, qui a recensé les carrefours à feux équipés de panneaux B22 et B23, qui permettent de franchir légalement un feu à vélo (en cédant bien entendu le passage à tous les autres usagers). Le résultat est décevant : seuls 36 carrefours à feux sont actuellement équipés sur un peu plus de 600, dont 60 reconnus par le Service Public de Wallonie comme "équipables en panneaux B22/B23", selon sa propre grille méthodologique. Il s'agit donc ici des carrefours sur la voirie régionale.

Trop lent, trop restrictif

Contacté à ce sujet, le SPW a informé le GRACQ qu'une dizaine supplémentaire de carrefours seraient équipés d'ici la fin de l'année. La Ville de Liège a également entamé une démarche similaire pour six de ses feux communaux, et Namur pour un de ses carrefours.

Le GRACQ se réjouit de ces avancées, mais déplore la lenteur de placement des panneaux en Wallonie "alors que les expériences à Bruxelles, Paris, Bordeaux, Nantes, Strasbourg ont bien montré que ces panneaux ne provoquaient aucune augmentation du nombre d'accidents, et qu'on peut les généraliser sans crainte en agglomération, la Wallonie reste à la traîne".

Le GRACQ demande donc à la Région wallonne d'accélérer le mouvement et d'assouplir ses critères de placement de panneaux. Jusqu'à présent, un aménagement cyclable doit exister sur la voirie après le feu pour que le cycliste puisse continuer son chemin, ce qui est trop restrictif aux yeux de l'association cycliste.

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