La science dérange : les instituts de criminologie, victimes d'attaques

La Belgique compte plusieurs laboratoires d'analyses scientifiques. On y trouve des traces compromettantes pour de nombreux malfrats. Des preuves que certains ont déjà tenté d'effacer. Ce fût le cas notamment plusieurs fois à Loverval.

C'était en 2001 à l'institut de pathologie génétique de Loverval, section ADN judiciaire. Le feu a été volontairement allumé à différents endroits. L'enquête démontrera que le but était clairement de détruire des preuves. Grâce à l'intervention rapide des pompiers, le pire a été évité.


Mais l'année suivante, en 2002, l'institut est à nouveau la cible de deux incendies criminels. Pour l'un d'entre-eux, des malfaiteurs avaient placé deux bonbonnes de gaz reliées à une grenade, le tout avait été enduit d'un liquide inflammable. Manifestement, les tests ADN dérangent. Car le parquet de Charleroi et les juges d'instruction faisaient régulièrement appel à l'institut dans le cadre d'enquêtes criminelles.


En 2003, ce sont deux hommes munis d'armes de guerre qui ont bouté le feu en déversant 2 bidons d'essence.... A nouveau dans le même labo d'analyse ADN de Loverval. Cet acharnement montre bien que ce n'est pas le fruit du hasard. La science dérange.
Plus récemment, en mars 2016, une voiture bélier a défoncé, pendant la nuit, les portes de l'institut de pathologie et de génétique de Gosselies, cette fois. Le conducteur a bouté le feu à son véhicule. Aucune analyse ADN n'a été perdue.
Enfin, en 2012, c'est la palais de justice de Bruxelles qui a été incendié partiellement. Plusieurs dossiers ont été détruits. Un homme a été placé en détention. Il aurait voulu détruire des preuves concernant un viol collectif.

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