La saison 2019 du pollen a démarré: période à risque pour les allergiques à l'aulne et au noisetier

La saison 2019 du pollen a démarré: début d'une période à risque pour les allergiques à l'aulne et au noisetier
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La saison 2019 du pollen a démarré: début d'une période à risque pour les allergiques à l'aulne et au noisetier - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

Picotements, démangeaisons, larmoiements et rougeurs aux yeux, éternuements, sinus encombrés, perte d’odorat et de goût… Ces symptômes sont bien connus des personnes allergiques au pollen.

Nouvelle peu réjouissante donc pour elles, la saison 2019 du pollen a démarré avec l’aulne et le noisetier, a annoncé le réseau national de surveillance aérobiologique de Sciensano. Les taux de ces pollens dans l’air ont augmenté ces derniers jours, avec un pic de concentration samedi.

Cela marque donc le début d’une période à risque pour les personnes allergiques à ces arbres, mais aussi, dans certains cas, pour les allergiques au bouleau, précisent-ils. Cet arbre fait partie de la même famille des bétulacées et est considéré comme l’arbre le plus allergisant en Belgique.

D’autres pics pourraient être atteints dans les semaines à venir, « la saison pollinique de ces arbres se poursuit en moyenne jusqu’à la mi-mars ».

Comme le montre ce calendrier pollinique et fongique, disponible sur www.airallergy.be, différentes vagues de pollinisation se succèdent tout au long de l’année.

La plupart des arbres libèrent le pollen à la fin de l’hiver, début du printemps. Le noisetier et l’aulne sont les plus précoces et le font avant même l’apparition des premières feuilles. Celui du bouleau fait son apparition entre mars et avril. De mai à juillet vient la saison pollinique des graminées, « le rhume des foins ».

Sciensano précise aussi qu’il est difficile de dire si l'année 2019 sera clémente pour les personnes allergiques. Les quantités de pollen sont très variables d’une année à l’autre et dépendent aussi des températures et du vent. Des températures clémentes favorisent la dissémination du pollen, tandis que la pluie l’en empêche.

En 2018, l’Institut n’avait encore jamais mesuré une telle quantité de pollen dans notre pays, la faute à la météo, avec un temps chaud au printemps. Dans la même logique, avec le réchauffement climatique, on s’attend à ce que la situation s’aggrave encore à l’avenir, expliquait Florence De Bock, du service Mycologie & Aérobiologie au sein du centre fédéral de recherche Sciensano.

Quelques conseils

Le principal conseil est l’éviction. Il ne faut pas s’exposer à l’allergène qui pose le problème. Lors d’un pic de pollen, enlevez vos vêtements quand vous rentrez à la maison, prenez une douche et fermez les fenêtres. Lavez votre nez avec de l’eau physiologique et utilisez des mouchoirs en papier pour pouvoir les jeter systématiquement après utilisation.

Si vous devez malgré tout sortir, évitez l’effort et portez des lunettes de soleil pour limiter le contact avec le pollen et donc les réactions. Evitez aussi de sécher votre linge à l’extérieur.

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