La Réunion: lancement d'une opération de marquage de requins

Lors d'une étude sur les requins un plongeur tente de les mesurer dans un aquarium de Hambourg en Allemagne, le 29 décembre 2010.
Lors d'une étude sur les requins un plongeur tente de les mesurer dans un aquarium de Hambourg en Allemagne, le 29 décembre 2010. - © Angelika Warmuth

Une opération de marquage de requins à l'aide de balises acoustiques va être lancée à compter de mardi à la Réunion dans le cadre d'un vaste programme scientifique visant à mieux connaître leurs moeurs et prévenir les attaques, parfois mortelles, qui se sont multipliées cette année, a annoncé la préfecture.

"On a besoin de comprendre ce qui se passe avec des méthodes scientifiques. L'objectif est de permettre de mieux gérer le risque requin et de prévenir des attaques qui ont atteint le niveau le plus élevé depuis 30 ans, qui plus est, dans des lieux où il n'y en avait pas", a déclaré le sous-préfet de Saint-Paul, Thomas Campeaux, lors d'un point-presse.

Cinq attaques de requins ayant entraîné la mort de deux surfeurs ont eu lieu depuis le début de l'année à Saint-Gilles, la zone balnéaire la plus touristique de l'île (ouest) où les deux principales plages, Boucan Canot et Roches noires, demeurent fermées.

L'opération de marquage se déroulera sous l'égide l'IRD (Institut de recherche sur le développement) et durera quatre mois, à raison de deux sorties en mer par semaine. Une dizaine de balises acoustiques seront installées dans le ventre des requins tigres et bouledogues, jugés responsables des attaques et qui se seraient sédentarisés près des côtes. Ces balises enverront leurs informations à trois petites stations d'écoute, fixées sur des bouées situées dans une réserve marine.

Cette campagne constitue la première phase d'une grande étude scientifique, baptisée Charc (Connaissance de l'habitat des requins côtiers de la Réunion), financée par l'Etat et la Région, et visant à établir une "corrélation entre la présence et le comportement des requins et les facteurs du milieu" dont les courants, la pollution, la turbidité de l'eau, a dit Marc Soria, scientifique de l'IRD et coordonnateur de l'opération.

"Le faisceau d'informations récupéré permettra d'établir une échelle de risque, comme pour les avalanches", a déclaré M. Campeaux.


AFP
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