La reprise se prépare dans les auto-écoles

La reprise se prépare dans les auto-écoles
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La reprise se prépare dans les auto-écoles - © Peter Dazeley - Getty Images

Les autorités ont donné leur feu vert au redémarrage des activités, dans les écoles de conduite. La nouvelle est accueillie avec soulagement, dans le secteur. Certains responsables d’auto-écoles avouent malgré tout quelques craintes, en rapport avec les risques de contamination.

Depuis vendredi après-midi, le téléphone n’arrête pas de sonner. Au bout du fil, des élèves, ou leurs parents, pressés de reprendre les cours ou passer leur examen pratique. "Nous sommes un peu débordés", avoue une employée des auto-écoles Bara à son interlocuteur, "nous vérifions les plannings et vous rappellerons courant de semaine prochaine". Tout l’agenda est à refaire. Les élèves sont la formation a été interrompue seront contactés en priorité, explique David Baratucci, le directeur. Depuis hier, il doit veiller au redémarrage de l’ensemble des activités. Hormis les questions de planning, il y a la "flotte" à vérifier. "Nous avons envoyé des SMS cette nuit pour que l’on vérifie chaque véhicule, voir si les voitures sont toutes en ordre d’assurance, de contrôle technique, et si les agences sont également prêtes à rouvrir". Pour lui, la reprise est une excellente chose. "La situation devenait intenable. On nous avait placés dans les métiers de contact, alors que non ! Nous n’avons pas de contact avec nos élèves, lorsque nous donnons des cours de conduite !"

FederDrive la fédération des auto-écoles et des centres d’examen, salue aussi la décision du gouvernement. "C’était important de reprendre, à trois niveaux", précise Hugues Cherpion, le président de FederDrive. "Pour les élèves tout d’abord. Beaucoup de nos élèves sont dans un trajet de formation professionnelle. Ils se retrouvaient totalement bloqués, sans pouvoir pratiquer ! Ajoutons la question des loyers, des leasings : tout cela court depuis le début de la crise. Et puis la motivation de notre personnel. Certains avaient l’intention, pour des raisons financières aussi, de se diriger vers d’autres activités".

 

Dans les prochaines heures, des compléments d’information devraient être donnés aux auto-écoles. Des précisions quant aux mesures sanitaires à mettre en place, pour garantir la sécurité de tous.

Guy Hérode, le directeur de l’auto-école de Mons, ne le cache pas. Le risque de propagation du virus l’inquiète. Il y a ces courbes de contamination qui remontent un peu. Cette nouvelle souche du virus, venue de Grande-Bretagne. "Notre public, ce sont des jeunes. Qui prennent les transports en commun, où les distanciations sociales ne sont pas toujours respectées. Ces jeunes ne sont pas prêts non plus d’être vaccinés. Et puis oseront-ils le dire, s’ils ont eu un contact à risque, mais ont envie de passer leur examen pour le permis de conduire ?"

Hormis ces questions sanitaires, le secteur attend encore une série de réponses de la part des autorités, concernant par exemple d’éventuelles prolongations de permis provisoires. Selon la fédération, il faudra sans doute une bonne année pour rattraper le retard accumulé depuis le début de la crise.

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