La promession, des funérailles écologiques qui font froid dans le dos

A côté de l'inhumation et de la crémation, la promession, une technique récente, pratiquée en Scandinavie, offre une alternative verte à l'empreinte écologique non négligeable de ces deux techniques. Son secret: réduire le corps en poussière grâce à de l'azote liquide.

La promession a été inventée en 1999 par Susanne Wiigh-Mäsak, un médecin suédois. Cette technique permet des funérailles écologiques grâce à la réduction en poussière du corps d'un défunt sans devoir recourir à la crémation. Le cadavre et son cercueil sont refroidis à -196°. Ensuite, une table vibrante réduit en poussière le corps du défunt. Les restes sont alors séchés, en retirant l'humidité, le corps perd 70% de son poids.

La promession n'émet pas d'émissions de CO2. Par ailleurs, la poussière est ensuite filtrée et débarrassée de particules métalliques toxiques telles que les restes d'amalgames dentaires ou les hanches artificielles.

Les restes du défunt sont ensuite placés dans une urne biodégradable (décomposition totale de 6 à 12 mois). Afin de compléter l'aspect "vert" de la promession, les proches du défunt sont encouragés à planter un arbre sur la tombe au lieu d'une pierre. Le prix d'une promession est comparable à celui d'une crémation.

Cette technique commence à devenir populaire en Scandinavie, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Il n'existe pas de données sur cette technique en Belgique.

(JFH avec The Times et Belga)

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