Y a-t-il de la vie sur les exoplanètes Trappist?

Y-a-t-il de la vie ailleurs que sur Terre? C’est en tout cas l’espoir d’astrophysiciens de l’université de Liège. L’équipe emmenée par Michael Gillon avait, il y a deux ans, créé la surprise en dévoilant au monde leur découverte du système Trappiste.

Des planètes qui ressemblent à la Terre

Un système de sept exoplanètes qui tournent autour d’une étoile, autre que le soleil. Aujourd’hui, leurs recherches se poursuivent. "C’est un système extraordinaire car toutes ces planètes ont des tailles similaires à celle de la terre. Elles sont tempérées, c'est-à-dire des températures en surface qui sont similaires à celles que nous connaissons sur Terre et qui permettraient peut-être l’existence d’eau liquide à la surface. Ça dépend de la pression atmosphérique, il s’agit d’une possibilité", explique Michaël Gillon, astrophysicien à l’université de Liège.

Michael Gillon sur les exoplanètes

Les exoplanètes sont-elles habitables ?

C'est en analysant leur ombre au moment du passage devant leur étoile, qu'on a pu déduire certaines caractéristiques assez précises de leur composition. Ces exoplanètes ont de nombreuses similarités avec la planète Terre. "On ne peut pas encore dire qu’elles sont habitables, mais ce sont des planètes telluriques, c’est-à-dire des planètes comme la Terre composées essentiellement de roches comme Vénus, Mars ou Mercure. Et puis, il semble que ce sont des planètes qui sont riches en eau. Jusqu’à 5% de la masse de certaines de ces planètes serait de l’eau et vu que ces planètes sont tempérées, la présence d’eau liquide à la surface est plus que vraisemblable", précise Michael Gillon.

Avant d’ajouter : "Ce que l’on veut comprendre, c’est ce que  l’eau peut exister sous forme liquide à la surface sur ces planètes. Et puis, on peut rêver de détecter dans leurs atmosphères s’il y a différentes molécules qui nous permettraient de démontrer qu’il y a la surface de ces planètes une activité biologique".

Michaël Gillon, astrophysicien et chercheur à l'ULg

Pour découvrir la vie, il faudra encore être patient

Car avant de poursuivre ces recherches encore plus poussées, ces astrophysiciens liégeois attendent désormais le développement d’un nouveau télescope par la NASA et l’ESA (Agence spatiale européenne). Il faudra encore attendre plusieurs années d’observations de ces planètes du système trappiste avant de déterminer si elles sont des petites sœurs de la planète Terre.

 

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