La police fédérale de la route a constaté 1519 cas de fraude au tachygraphe en 2015

La police conclut que la fraude au tachygraphe n'est pas un problème belge mais bien européen.
La police conclut que la fraude au tachygraphe n'est pas un problème belge mais bien européen. - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

La police fédérale de la route a constaté, l'an passée, 1519 cas de fraude au tachygraphe en Belgique. C'est moins qu'en 2014 (1637 cas) et bien moins qu'en 2013 (2484 cas), mais la fraude se réalise davantage via les systèmes électroniques incorporés aux camions, plus difficile à détecter, explique la police.

La fraude traditionnelle, avec le placement d'un aimant sur l'encodeur pour enregistrer un temps de repos du chauffeur alors que le véhicule roule, diminue avec l'arrivée des nouveaux appareils sur le marché. Mais la fraude continue par d'autres moyens. En 2015, la police de la route a constaté davantage de fraude via les systèmes électroniques intégrés aux camions.

De plus en plus difficile à détecter

Cette dernière est plus difficile à détecter et les contrôles durent plus longtemps. Un contrôle normal prend environ une demi-heure et dure entre 45 minutes et une heure lorsqu'une infraction est constatée. Quand un système électronique frauduleux est découvert, la police doit consacrer près d'une demi-journée, voire un jour entier au fraudeur.

Les amendes peuvent aller de 2460 à 5500 euros si la perception est immédiate. Par ailleurs, un véhicule fraudeur doit être immobilisé par la police jusqu'à ce qu'il soit de nouveau réglementaire, tous les coûts sont à charge du contrevenant.

La police souligne que la fraude au tachygraphe a d'importantes conséquences sur la sécurité du trafic, la situation sociale du chauffeur et la concurrence entre les entreprises de transport. Le tachygraphe est un appareil électronique qui enregistre les temps de conduite et de repos du chauffeur, la vitesse du véhicule, la distance parcourue et les irrégularités.

En 2015, les contrevenants étaient notamment originaires de Belgique, de Roumanie, de Pologne, de Bulgarie et des Pays-Bas. Les chauffeurs étrangers peuvent aussi rouler pour des entreprises belges.

La police conclut que la fraude au tachygraphe n'est pas un problème belge mais bien européen.

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