La persécution contre les non-croyants augmente dans le monde

Campagne citoyenne en faveur de la libération de Raif Badawi, bloggeur saoudien condamné à la prison et à 1000 coups de fouet.
Campagne citoyenne en faveur de la libération de Raif Badawi, bloggeur saoudien condamné à la prison et à 1000 coups de fouet. - © BRENDAN SMIALOWSKI - AFP

La persécution des non-croyants s'est accentuée l'année dernière, ressort-il d'un rapport de l'Union internationale humaniste et éthique (IHEU), qui fait état des persécutions envers les athées, les non-croyants et les humanistes dans le monde.

Un certain nombre des persécutions mentionnées dans le rapport ont eu un écho dans les médias. C'est le cas notamment des assassinats brutaux à la machette de quatre blogueurs humanistes et un prêtre au Bangladesh, et des persécutions à l'encontre de Raif Badawi. Mais le document met aussi en lumière des cas moins connus, comme en Egypte, où un étudiant qui s'était dit athée sur Facebook, a été contraint à un an de travaux forcés. Un autre étudiant athée a été condamné à trois ans de prison pour insulte à la religion.

L'athéisme désigné comme du terrorisme

"L'an dernier, nous avons enregistré une hausse des comportements et discours haineux. Plusieurs présidents ont déclaré que l'humanisme et le libéralisme représentaient une menace pour leur Etat et ont approuvé des lois selon lesquelles l'athéisme est désigné comme du terrorisme. Cette année, nous constatons que cette rhétorique est passée à des persécutions effectives, avec des punitions", déclare Andrew Copson, président de l'IHEU.

La Belgique bonne élève selon le rapport

La Belgique figure dans le rapport parmi les pays où les gens sont libres et traités de manière égale sur le plan philosophique. Le document stipule tout de même que les subsides attribués aux philosophies reconnues sont inégalement répartis, avec l'église catholique qui en reçoit la majorité. Le rapport conclut sur le fait que le monde doit reconnaître que s'identifier comme non-croyant est un droit fondamental. Le fait que de plus en plus de gens réclament ce droit n'est pas un signe de décadence morale, plaide l'Union, mais bien d'une société libre qui fonctionne bien. 

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