La passion de Robert: les santons wallons

Cela fait une trentaine d'années que Robert Noirhomme fabrique des santons made in Wallonie. Car, non, un santon ne doit pas venir obligatoirement de Provence. D'ailleurs, les santonniers de Provence admirent le travail de Robert, inspiré, comme le leur, par les personnages typiques de la région où ils sont créés.

Le bonheur de Robert, c'est de créer, chaque année, quelques nouveaux personnages. Une fois le moule prêt et l'argilé démoulée, vient la partie plus fastidieuse: Après cuisson, chaque santon doit être peint à la main, impossible de faire ça à la machine. Et comment on se sent quand on a peint vingt vieux curés wallons ? "Au bout de vingt curés, on risque de devenir anticlérical", plaisante Robert.
Mais le jeu en vaut la chandelle et les santons wallons sont un fleuron de l'exportation. Petit tour du monde des collectionneur: Nouvelle-Zélande, Japon, Australie, Canada. Même si la plupart des collectionneurs de santons wallons sont des Belges expatriés qui emportent avec eux un peu de l'âme du pays.

Tous les santons sont typiques de chez nous. Même les rois mages ? Même les rois mages ! L'un des trois a une longue barbe blanche: Robert s'est inspiré de Léopold II.

Au détour des 106 créatures de Robert, vous pourrez découvrir le moine d'Orval, à consommer sans modération, ou un gamin qui fait du traîneau, et qui, selon certains, ressemblerait comme deux gouttes d'eau à son créateur. C'est que ses santons, Robert les crée non seulement avec ses mains, mais surtout avec toute son âme...

Cela dit, faut pas exagérer, les santons, point trop n'en faut : d'ailleurs, chez lui, Robert n'a pas de crèche.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK