Les conclusions de l'enquête: la louve Naya "probablement victime d'un acte malveillant"

La louve Naya, observée pour la dernière fois en mai dernier
La louve Naya, observée pour la dernière fois en mai dernier - © Natuur en Bos

L’agence flamande Natuur en Bos vient de publier les résultats de son enquête sur la disparition de la louve Naya. Après avoir envisagé plusieurs pistes, l’agence suppose qu’elle a été tuée de façon malveillante.

À l’été 2018, Naya et le mâle August étaient les premiers loups aperçus sur le territoire belge depuis bien longtemps, dans la province du Limbourg. En mai dernier, Natuur en Bos affirmait que la femelle affichait des formes arrondies et attendait des petits, mais depuis lors, elle a complètement disparu des radars.

Empoisonnement ?

En juillet dernier, une information anonyme parvient à la cellule d’inspection de Natuur en Bos. Elle évoque l’empoisonnement de la louve par des chasseurs. Les inspecteurs ont suivi cette piste plutôt sérieuse qui indiquait notamment un fournisseur de poison. Mais aucune trace n’a finalement été trouvée dans les excréments de loup trouvés et les inspecteurs ont donc abandonné cette piste.

Maladie ?

Depuis la disparition de Naya, les gardes forestiers et experts de l’INBO (l’institut de recherche sur la nature et la forêt) ont continué à effectuer des fouilles systématiques dans la région, en effectuant des rondes à pied et en analysant les images des nombreuses caméras installées.

Des analyses vétérinaires sur d’éventuels agents pathogènes comme la maladie du chien ont aussi été effectuées, mais ici aussi, sans résultat probant.

Recherche avec des drones

En septembre, des drones ont survolé la zone centrale où les loups ont été observés pour tenter de retrouver des traces de la louve et de ses louveteaux, qui devraient être âgés d’au moins 4 mois. Une fois de plus, aucune trace des animaux n’a été trouvée.

Par contre, le survol des drones a permis d’interpeller deux chasseurs équipés de fusils chargés et prêts à tirer dans une zone inaccessible et interdite à la chasse. Leur permis de chasse a été immédiatement retiré et un PV a été dressé à leur encontre.

Acte malveillant supposé

Toutes ces pistes ayant été écartées, la cellule d’inspection de Natuur en Bos a la certitude que la louve et ses louveteaux ne sont plus en vie. Elle suppose surtout que les animaux ont été tués de façon malveillante : "les loups étaient dans des zones inaccessibles où personne n’était autorisé en principe. L’action a donc bien été préparée par des professionnels", précise le communiqué de presse qui annonce les résultats de l’enquête.

"On peut supposer que si la louve a été tuée, les auteurs du crime ont délibérément envahi le terrier pour y chercher et y tuer délibérément la louve avec ses petits", apprend-on également.

Et maintenant ?

La cellule d’investigation poursuivra son enquête et espère que les responsables de ce qu’elle qualifie de "crime contre l’environnement" seront appréhendés. Le loup mâle August est, lui, toujours dans la région. Les experts présument qu’il y a de fortes chances pour que d’autres loups s’y installent bientôt.

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