La Justice va-t-elle poursuivre un prêtre qui a gardé secrète une confession?

Le parquet de Bruges veut poursuivre en justice un prêtre qui n'a pas averti des projets de suicide d'une connaissance. L'histoire commence en octobre 2015. Un homme téléphone au prêtre. Ils se connaissent. L'homme évoque ses dépressions et ses envies de suicide. Pour le prêtre, c'est clair: l'appel était une confession.

Le prêtre dit avoir tenté de dissuader la personne. Des SMS ont suivi, toujours aussi suicidaires. Et puis le suicide est survenu.

Aujourd'hui sa veuve veut que la Justice se saisisse de l'affaire. Elle a découvert les derniers SMS envoyés par son mari. Son avocat a donc déposé une plainte et le prêtre doit passer en chambre du conseil.

Le prêtre reste pour sa part persuadé de son bon droit. On ne trahit pas le secret de la confession. Mais y a t-il eu vraiment confession? Les spécialistes en discutent. Pour qu'il y ait confession, il faut avouer des péchés et demander pardon. Ce qui n'aurait pas été le cas lors de cette conversation téléphonique.

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