La justice belge s'intéresse à Bernard Tapie. Et à son ami Lucien D'Onofrio

Lucien D'Onofrio et Bernard Tapie lors d’un match du Standard en 2011
2 images
Lucien D'Onofrio et Bernard Tapie lors d’un match du Standard en 2011 - © Belga (floutage RTBF)

Des perquisitions ont été effectuées ce mercredi à Paris et à Saint-Tropez dans le cadre d’une enquête judiciaire menée en Belgique à propos de Bernard Tapie, soupçonné d’infractions financières. Il s’agit d’un dossier du parquet fédéral, qui confirme cette information, sans faire d’autre commentaire.

Selon les éléments récoltés par la RTBF, des enquêteurs belges de l’office central de lutte contre la délinquance économique et financière organisée (OCDEFO) et un magistrat fédéral s’intéressent notamment à une villa de Saint-Tropez, appelée La Mandala, perquisitionnée mercredi. Bernard Tapie occupe les lieux de manière régulière.

Le lien avec la Belgique ? Cette villa d’une valeur estimée à 60 millions d’euros est aujourd’hui propriété de South Real Estate Investment (SREI), une filiale luxembourgeoise de la société belge " GBT Holding " de Bernard Tapie. Problème : à la suite de diverses infractions, la société " GBT Holding " a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de l’entreprise de Liège en décembre 2018. Et la SREI a été déclarée en faillite en septembre 2020. L’enquête concerne notamment des soupçons d’abus de biens sociaux et d’infractions liées à l’état de faillite.

Un prêt suspect de plusieurs millions d’euros ?

Toujours selon les informations recueillies par la RTBF, les conditions de l’achat de la villa par la SREI et le rôle de facilitateur qu’aurait joué Lucien D’Onofrio dans la transaction, possiblement via un prêt de plusieurs millions d’euros, font notamment l’objet d’investigations. Bernard Tapie et Lucien D’Onofrio entretiennent depuis longtemps des relations de football, d’affaires et d’amitié.

Par ailleurs, Bernard Tapie, gravement malade, n’en a toujours pas fini avec le vieux dossier " Crédit lyonnais ". En 2008, l’homme d’affaires avait obtenu plus de 400 millions d’euros de l’Etat français, en réparation du préjudice qu’il estimait avoir subi à la revente d’Adidas par le Crédit Lyonnais. La justice française avait ensuite annulé cette décision jugée " frauduleuse ", condamnant Bernard Tapie à rembourser. Dans la balance pour ce remboursement… La Mandala de Saint-Tropez, entre autres…

Contactés, les avocats de Bernard Tapie et Lucien D’Onofrio n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK