La journée mondiale des sourds: plongée dans l'autre monde du silence

Dans cette salle de cours tout est normal, mais tout est aussi très silencieux ou presque. Pas de sons, pas de bruits, ici c’est tout le corps qui s’exprime: les bras, la bouche, les expressions du visage.

Cécile Steven travaille au Bois du Casier. Après avoir fait du bénévolat dans les hôpitaux, elle s’est intéressé au monde du langage gestuel. 

En arc de cercle, à raison de 3 heures et demi, 2 fois par semaine, une dizaine d'élèves participent au cours. En troisième Bac logopédie, Camille dit se retrouver parfaitement dans cette langue. "J’ai une mémoire kinesthésique, liée au mouvement, ce qui m’aide beaucoup dans ce type de vocabulaire gestuel."

Mailis est institutrice maternelle: "On voit de plus en plus dans les crèche un apprentissage du langage des signes, même pour les enfants entendants. Pour un enfant qui ne parle pas, il est plus facile de communiquer par des signes parce que c’est du vécu, du quotidien.

 

Ces élèves sont en niveau intermédiaire, en 5eme année, il faut attendre d'avoir validé 4 unités supplémentaires pour pouvoir ajouter la langue des signes à leurs compétences professionnelle.

 

Le centre hospitalier régional de Soignies organise lundi de 9h à 16h un dépistage gratuit de la surdité

 

Charlotte Jousserand

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