La girafe sera désormais mieux protégée : la CITES accouche de sa liste d'espèces sauvages à protéger

La Girafe sera désormais mieux protégée : la CITES accouche de sa liste d’espèces sauvages à protéger
3 images
La Girafe sera désormais mieux protégée : la CITES accouche de sa liste d’espèces sauvages à protéger - © www.all-free-photos.com

La 18e conférence internationale qui vise à réglementer le commerce international d’espèces animales et végétales menacées (CITES) vient de se terminer à Genève. Plusieurs espèces ont été ajoutées aux différentes listes de protection. Parmi elles, la girafe, le concombre de mer, les requins-taupes, mais aussi, parmi les plantes, le teck africain (Afrormosia).

La nouvelle avait été largement partagée au début de la conférence : la girafe serait menacée d’extinction silencieuse en Afrique. La CITES a décidé de la placer en liste "2". Le commerce de la girafe sera dorénavant autorisé mais à de très strictes conditions, à savoir, avec des documents d’importation très spécifiques qui garantissent le respect de la convention de protection des espèces menacées. " Si la girafe est en effet menacée dans certains pays d’Afrique, dans deux pays africains la population des girafes a au contraire doublé. Et ces pays-là financent la sauvegarde de la girafe grâce à un commerce limité. La CITES entendait protéger la girafe, sans pour autant pénaliser ces pays qui ont une politique de protection ", nous explique-t-on au Département environnement du SPF Santé publique qui est chargé en Belgique de faire respecter la CITES.

Du concombre de mer à l’araignée arboricole

Parmi les autres espèces dont le commerce international sera désormais observé de près, on trouve le concombre de mer (dont les populations sont en forte décroissance car considérés comme un mets de luxe en Asie du Sud-Est), le faisan vénéré, des requins-taupes, des guitares de mer (sorte de raie), des araignées arboricoles ainsi qu’un grand nombre de reptiles, dont le Gecko Tokay.

Du côté du WWF, on regrette toutefois que les reptiles ne soient pas encore mieux protégés. L’ONG cite le pangolin – pourtant placé en liste 1- qui est victime d’un important commerce illégal. Entre 2000 et 2013, un million de pangolins auraient été abattus pour leurs écailles, explique le WWF dans un communiqué de presse, leur cuir et leur viande. Au premier semestre 2019, plus de 20 kilos d’écailles ont été saisis à Zaventem. "La Belgique est en effet une zone de transit importante, nous confirme-t-on au Département environnement du SPF Santé publique, car de nombreux vols arrivent à Brussels Airport depuis l’Afrique et repartent vers l’Asie". Le WWF qui se réjouit par contre du "large soutien qui a également été exprimé en faveur d’une lutte plus ferme contre le commerce de plusieurs grands félins, notamment des léopards, des jaguars et des tigres, qui implique des rapports réguliers et une surveillance accrue des établissements d’élevage tels que les fermes de tigres. En effet, celles-ci sont très préoccupantes quant à leur contribution potentielle au commerce illégal et au braconnage des tigres à l’état sauvage".

La situation de l’éléphant a été débattue, mais reste finalement inchangée. L’éléphant reste en liste 1 dans la plupart des pays africains (sauf au Botswana, Zimbabwe, Namibie et Afrique du Sud, où il reste en liste 2), ce qui lui garantit la protection maximale.

Parmi les bonnes nouvelles, souligne le Département environnement du SPF Santé publique, "la population mexicaine du crocodile américain n’étant plus menacé d’extinction, elle est passée de la liste 1 à la liste 2. C’est le résultat d’un programme de l’État mexicain qui conjugue la conservation des habitats et l’élevage en ranchs sous des conditions très strictes.

Les règles de commercialisation des instruments en bois sont assouplies

C’est un domaine auquel on pense peut-être moins quand on évoque la CITES : le commerce d’instruments. Et pourtant, certains instruments de musique dont de toutes petites pièces sont faites en bois de rose, souffraient de la réglementation en vigueur concernant cette essence. La 18e CITES a décidé dorénavant d’exclure les instruments de musique fabriqués en palissandre ou bois de rose de ses dispositions.

Quelques espèces animales en voie d'extinction, pointée par la CITES

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK