La France réduit les quantités autorisées de Baclofène: chez nous, les médecins peuvent l'utiliser selon leur "liberté thérapeutique"

"En Belgique, on a un petit peu suivi cette vague et on a commencé effectivement, dans les problèmes d’utilisation d’alcool, à utiliser le Baclofène avec une autorisation d’usage qu’on appelle off label", explique le professeur Emmanuel Pinto, psychiatre et alcoologue.
"En Belgique, on a un petit peu suivi cette vague et on a commencé effectivement, dans les problèmes d’utilisation d’alcool, à utiliser le Baclofène avec une autorisation d’usage qu’on appelle off label", explique le professeur Emmanuel Pinto, psychiatre et alcoologue. - © DAMIEN MEYER - AFP

La France a décidé de réduire les quantités autorisées de Baclofène, un médicament utilisé pour lutter contre la dépendance à l’alcool, suite à des cas d’hospitalisation et de décès. En Belgique, le médicament ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché pour cette utilisation particulière, mais il est tout de même prescrit par nos médecins.

"En Belgique, on a un petit peu suivi cette vague et on a commencé effectivement, dans les problèmes d’utilisation d’alcool, à utiliser le Baclofène avec une autorisation d’usage qu’on appelle off label", explique le professeur Emmanuel Pinto, psychiatre et alcoologue.

"C’est-à-dire qu’on est autorisés par les autorités de santé à utiliser ce médicament en tant que médecins selon notre liberté thérapeutique, à condition à la fois de s’en faire une idée personnelle par rapport aux données de la littérature, par rapport à la connaissance qu’on commence à s’en faire d’un point de vue de son utilisation clinique et à condition bien entendu d’en informer le patient et en expliquant clairement qu’il s’agit d’un médicament dont on n’est pas encore certains, sur la base des données scientifiques, qu’il a une efficacité entièrement reconnue".

Ecoutez le sujet de Mélanie Joris

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