La fin des chaudières à mazout, c'est pour 2035

Le futur pacte énergétique va être présenté cette semaine. Au programme, plusieurs mesures pour réduire les émissions polluantes, la consommation, amorcer la sortie du nucléaire et interdire la vente de chaudières à mazout d’ici 2035. Cette dernière interdiction privilégierait les chaudières à gaz.

Dans un immeuble à appartements à Bruxelles, une chaudière à mazout est sur le point d’être changée. Pour cause, elle a 60 ans. Régis Vast est monteur chauffagiste, et selon lui, "le gaz pollue moins, c’est plus propre et ça prend moins de place".

La combustion du mazout produit 25% de dioxyde de carbone en plus que la combustion du gaz. C’est pourquoi le gouvernement veut tout simplement interdire la vente de chaudières à mazout d’ici 2035. Un changement déjà amorcé par les consommateurs eux-mêmes. C’est le constat de Benoît Elaerts, gérant d’une entreprise d’installation de chauffages: "La demande a évolué pour le gaz. On remplace beaucoup plus de chaudières à mazout pour des chaudières au gaz. Les gens préfèrent, ça semble plus propre, et c’est relativement moins cher à l’investissement".

À la campagne par contre, le réseau de distribution du gaz n’est parfois pas développé. C’est là que le problème se pose selon Willem Voets, directeur général d’Informazout: "Les gens dans les campagnes ont très peu d’alternatives pour se chauffer autrement. Si ces gens sont obligés de changer vers une autre façon de se chauffer, ça va les mettre dans une situation très difficile financièrement et au niveau du confort".

Actuellement, en Belgique, 30% des foyers utilisent le mazout pour se chauffer.

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