La fermeture des frontières, "moyen efficace" pour ralentir la propagation d'Ebola

La fermeture des frontières, "moyen efficace" pour ralentir la propagation d'Ebola
La fermeture des frontières, "moyen efficace" pour ralentir la propagation d'Ebola - © FLORENT VERGNES - AFP

La fermeture temporaire des frontières en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia pendant l'épidémie d'Ebola, lors des années 2013-2016, a permis d'arrêter la progression internationale du virus, selon une étude scientifique dirigée par le Rega Instituut de la KU Leuven, relayée mardi. L'équipe internationale de chercheurs a analysé les données génétiques de 1610 échantillons prélevés sur des patients atteints du virus.

Entre 2013 et 2016, 29.000 cas d'Ebola ont été recensés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Plus de 11.000 personnes sont décédées.

En couplant les données des 1610 échantillons avec des informations géographiques, les chercheurs ont pu cartographier la propagation du virus. Ils ont également identifié les événements et les mesures de prévention qui ont accéléré ou ralenti sa progression. Les courts déplacements y ont d'ailleurs davantage contribué que les transports sur de longues distances, par avion notamment.

"L'épidémie s'est accélérée lorsque le virus a atteint Conakry, Freetown et Monrovia", détaille le chercheur Simon Dellicour. "Les capitales ont en quelque sorte attiré et propagé le virus."

Les interventions pour fermer les frontières internationales ont constitué une mesure efficace pour arrêter le développement d'Ebola, poursuit le chercheur. "C'est important à savoir car une telle mesure a également des conséquences économiques et sociales. Les mesures de prévention au sein d'une ville ou d'un district n'auraient pas eu autant d'impact."

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