"La démocratie est une culture et l'école doit se charger de la transmettre"

600 membres de l'enseignement se réunissent à Louvain-la-Neuve pour l’université d’été.
600 membres de l'enseignement se réunissent à Louvain-la-Neuve pour l’université d’été. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Pour les membres de l’enseignement catholique, la rentrée des classes a déjà lieu ce vendredi. Ils se réunissent à Louvain-la-Neuve pour l’université d’été. L’occasion de faire le tour des grands dossiers qui attendent le monde de l’enseignement en cette rentrée 2018 et notamment de revenir sur la question des élèves qui sont toujours sans école à quelques jours de la rentrée. Mercredi dernier, ils étaient encore quelques 400 enfants à ne pas avoir d’école définie. 

Étienne Michel, directeur général du SeGEC, le Secrétariat général de l’enseignement catholique, explique que cette rentrée sera un peu plus tendue que les précédentes. "Ce qui se passe, c’est que depuis une dizaine d’années on a connu à la fois une création de places assez importante dans les écoles, mais une croissance démographique qui a été plus importante que la création de places qu’on a été capable d’assurer. Donc, cette année sera en effet encore un peu plus difficile que les précédentes."

Une rentrée importante avec d'énormes réformes

Autre gros dossier qui attend le monde enseignant en Belgique francophone, c’est le pacte d’excellence, qui regroupe plusieurs décrets qui réguleront notamment l’enseignement, mais aussi la manière dont les professeurs et directeurs d’école seront gérés. Pour Étienne Michel, un certain nombre de dossiers ont été réglés et une série d’accords conclus. "Moi je pense qu’il faut dire qu’on va maintenant avoir une rentrée assez importante qui annonce une transition entre les deux législatures", ajoute le directeur général. L’enseignement s’attend à ce que les dossiers soient déposés au Parlement à partir de la rentrée. 

Les énormes réformes peuvent donc encore être concrétisées et devront commencer "à se mettre en œuvre" à partir du mois de septembre. Ce devrait notamment être le cas pour l’obligation progressive pour toutes les écoles de se doter d’un plan de pilotage qui devront être élaborés avec les équipes éducatives dans leur ensemble. Ça va donc nécessiter une certaine adaptation de l’organisation du travail au sein des écoles. Pour Étienne Michel, tout ça se fait dans un "climat positif et constructif".

La démocratie, cette culture

600 personnes se réunissent à Louvain-la-Neuve ce vendredi, les enjeux de la démocratie à l’école seront abordés. Un thème qui peut paraître "un peu bateau et trop consensuel, mais quand on regarde ça d’un peu plus près, on se rend compte qu’aujourd’hui la démocratie fait l’objet d’une série d’interrogations". Le journal Le Monde montrait, par exemple, au mois de juillet dans une enquête que 40% des jeunes Français aujourd’hui considèrent que d’autres systèmes politiques que la démocratie pourraient être aussi bons que la démocratie. "C’est dire qu’il y a une vraie question à traiter de ce côté-là."

Pour le directeur général du SeGEC, la démocratie est aussi une culture qui doit se transmettre, se nourrir et il faut éviter que cette culture soit coupée de ses propres fondements. Et l’école a un rôle à jouer dans cette transmission.

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