Collision de trains à Linkebeek: la circulation est rétablie

La collision de trains à Linkebeek probablement due aux feuilles mortes
La collision de trains à Linkebeek probablement due aux feuilles mortes - © DIRK WAEM - BELGA

Deux trains sont entrés en collision ce lundi à proximité de la gare de Linkebeek en périphérie bruxelloise, sur la ligne Bruxelles-Charleroi. Il y a eu 16 blessés et les causes de l'accident ne sont pas encore connues, même si l'hypothèse d'un dérapage dû aux feuilles mortes est avancée. Les voies sont à présent dégagées, et le trafic a pu reprendre normalement ce mardi matin.

Le train de voyageurs et celui d'Infrabel qui sont entrés en collision ont été remorqués vers Schaerbeek. L'opération a eu lieu en fin de nuit, soit un peu plus tard que prévu mais tout s'est passé sans encombre et plutôt facilement vu l'absence de dégâts au niveau des rails.

On en est est toujours à formuler des hypothèses ce mardi matin, et plusieurs pistes sont sur la table. L'une d'elle est privilégiée par les enquêteurs: celle d'un problème de feuilles mortes.

Le conducteur d'un des deux trains a déclaré aux enquêteurs qu'il avait essayé de freiner, mais il y aurait eu un problème d'adhérence suite à une grande quantité de feuilles mortes sur les voies.

L'automne, période critique pour le rail

Chez Infrabel, on répond que ce scénario est bel et bien envisageable. Le tronçon Nivelles-Linkebeek fait d'ailleurs l'objet d'une attention particulière de la part du gestionnaire du réseau. Il fait partie de la dizaine de zones où ce problème se présente relativement souvent en automne, la période la plus critique sur le rail. Trois trains nettoyeurs parcourent d'ailleurs régulièrement ces tronçons à risque, selon Infrabel.

Une erreur humaine n'est pas non plus à exclure. Le chauffeur pourrait avoir brûlé un feu rouge, par exemple.

C'est donc ce mardi aux enquêteurs de faire la lumière sur les causes de cet accident. Les bandes TELOC, sorte de boites noires pour les trains, doivent être analysées et permettront sans doute d'en savoir plus.

Sarah Devaux

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