La CNE accuse Camaïeu International d’organiser une fausse faillite, notamment en Belgique

Afin d’éviter la faillite, la filiale belge des magasins Camaïeu avait annoncé aux syndicats le 24 juillet dernier qu’elle demanderait une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). Depuis lors, la filiale belge, qui occupe 28 magasins et emploie 120 travailleurs (130 en période haute), attend toujours un dernier document qui lui permettra de se mettre à l’abri de ses créanciers. Manque le bilan annuel qui paraît habituellement en mai.

Aujourd’hui, la CNE affirme avoir des preuves que la maison mère Camaïeu international, organise la faillite de ses filiales belge, luxembourgeoise et suisse. Le 17 août étant la date limite pour un repreneur de Camaïeu International, passé cette date, personne ne sait ce qu’il adviendra des filiales. Pour éviter la faillite au 17 août, la filiale belge a besoin de fond. Aujourd’hui, la CNE assure que le PDG de Camaïeu International et actionnaire principal Joannes Soënen, a organisé le rapatriement des fonds des filiales suisse, luxembourgeoise et suisse au risque de provoquer la faillite de ces filiales.

Moins d’indemnités pour les travailleurs

La mise en faillite de Camaïeu Belgique signifie que l’employeur ne doit pas payer d’indemnités de départ à ses employés. Elles seront prises en charge par le Fond de fermeture des entreprises, autrement dit l’État. "Les travailleurs seront licenciés mais avec une toute petite partie de leurs indemnités qui seront plafonnées puisqu’il n’y aura pas de procédure Renault ou de plan social", explique Jalil Bourhidane en charge du dossier pour la CSC.

Il ajoute : "La procédure de réorganisation judiciaire (PRJ), annoncée fin juillet, n’a pas été lancée avant le 5 août comme prévu, faute de budget annuel. Un budget que n’a jamais transmis Camaïeu International. Cela ne permet pas à un mandataire juridique de se lancer à la recherche d’un repreneur. Or, avec un repreneur, les travailleurs qui n’auraient pas été sauvés, auraient eu droit à l’entièreté de leurs indemnités si les fonds de Camaïeu Belgique n’avaient pas été siphonnés par Camaïeu International". Le syndicat ajoute que le projet Camaïeu Belgique est viable et aurait pu retrouver un repreneur.

Aujourd’hui la CNE assure avoir les preuves de cette demande du PDG de Camaïeu International grâce à des échanges de mails et ajoute que des témoins directs de cette fraude sont prêts à témoigner en cas de procès. La CNE explique ne pas avoir d’indice de l’implication de la direction belge dans ce qui pourrait être une faillite organisée.

 

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