La brigade anti-banditisme de la police de Liège

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Quatrième épisode du feuilleton consacré à la police de Liège: les entraînements de la brigade anti-banditisme. Impressionnant! Voici d'ailleurs le point de vue de Bénédicte Beauloye, notre réalisatrice.

L'entraînement est déjà en cours lorsque nous pénétrons dans les bâtiments désafectés de l'université de Liège. Le hall est vaste et l'architecture des années 30 est propice à la résonnance. Nous gravissons les marches et les cris de combat s'amplifient.

Tout le peloton est regroupé dans une pièce vide, c'est maintenant le débriefing. Nous profitons de cette accalmie pour prendre contact et expliquer le but de notre présence.

Face à moi, la troupe des 25 hommes du Peloton anti-bandistisme, bardés de leur attirail, l'uniforme les rendant tous identiques. Nous ne sommes pas en face d'individus, mais bien en face d'un peloton. Ca transpire la combativité, et je commence à comprendre pourquoi il n' y a pas de femme dans les rangs. Même si j'ai le goût de l'aventure et pas froid aux yeux, mon taux de testostérone n'est définitivement pas assez élevé pour intégrer cet univers.

Concentration
Les exercices de sécurisation des lieux reprennent. Cette fois, notre cameraman et notre preneur de son prennent part à la chorégraphie. Je me demande comment Olivier arrive à éviter la saturation du son tant les cris sont puissants. Les hommes exécutent une succession d'actions mainte fois répétées. La concentration est absolue et la présence d'une équipe télé qui gesticule autour d'eux n'y change rien. 

D'ailleurs, on nous ignore, nous ne faisons pas partie du « plan », donc nous n' existons pas. Curieuse expérience que celle-ci: le privilège de notre métier est de pouvoir nous immerger pour quelques heures de tournage dans des univers différents, et découvrir des individus dans leur environnement quotidien.

Toujours, nous finissons par nous  fondre dans le paysage et par amadouer les personnalités. Ici, les individus n'existent pas, l'esprit de corps le remplace. Alors nous avons eu envie d'en savoir plus sur ces hommes bien camouflés sous leurs 12 kilos de gilet pare-balle et bouclier de protection. Ce qui se cache derrière cette carapace, c'est à découvrir dans la séquence de demain.

(B. Beauloye)

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