La Belgique sera-t-elle reconfinée ? "Je pense qu'on n'a pas le choix", répond l'épidémiologiste Marius Gilbert

Invité au journal télévisé de la RTBF, l’épidémiologiste Marius Gilbert s’est exprimé sur les chiffres de l’épidémie. Des chiffres qui ne cessent de croître, laissant beaucoup présager à un nouveau confinement même si les autorités politiques refusent pour le moment de cloîtrer une nouvelle fois les Belges à la maison. Pour l’expert en matière de santé "on n’a pas le choix" et la solution passera forcément par des mesures plus strictes que celles que nous connaissons actuellement.

Faudra-t-il repasser par la case confinement pour endiguer les courbes de l’épidémie de coronavirus en Belgique ? "Je pense que ça va être très difficilement incontournable si on ne veut pas aboutir à une situation de surpopulation hospitalière", répond sans hésiter Marius Gilbert. Plus tard, il répond plus franchement qu’on pas le choix". Il confirme ainsi les propos d’Emmanuel André qui estimait qu’un nouveau confinement était aujourd’hui notre "seule option".


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Un besoin de décisions rapides

Tandis que les hôpitaux du pays passeront en phase 2A dès le 2 novembre, l’épidémiologiste prévient :"Après la phase 2A, il y a la phase 2B et puis c’est tout." Il estime que pour éviter le scénario du "choix entre les patients", il faut réagir, et vite. "Ce n’est pas dans un mois, ce n’est pas dans deux mois, cela peut être dans deux semaines", alerte ce visage désormais connu des Belges. "Tous les acteurs de la santé sont extrêmement inquiets et ceux qui sont au front sont désespérés."

Pour Marius Gilbert, les raisons d’un reconfinement seraient alors positives, tant d’un point de vue sanitaire qu’économique. "On voit bien que les pays qui ont mis en place un dispositif de prévention très tôt ont eu un impact économique plus faible. Plus on intervient tôt, plus l’impact de l’intervention sera important", plaide-t-il.

Il estime qu’il ne faut pas attendre les politiques et le comité de concertation, qui a été avancé à ce jeudi 20 heures. "Il ne faut pas attendre les solutions des politiques. Le politique il joue son rôle, il va venir mettre des interdictions car il ne va plus avoir le choix", réagit-il enfin.

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