La Belgique s'échauffe avant la coupe du monde de pâtisserie

À deux mois de la Coupe du Monde de pâtisserie, qui aura lieu à Lyon, en France, l'équipe belge est en plein entraînement au Ceria à Anderlecht. La Belgique espère bien décrocher le titre de champion, qu'elle n'a plus obtenu depuis 1995.

L'entraîneur Arnaud Szalies, chef pâtissier à Braine-l'Alleud, suit les moindre faits et gestes de ses trois pâtissiers, conseille, et critique si besoin. "C'est un vrai sport la pâtisserie, à ce niveau-là, affirme-t-il, étant donné qu'on s'entraîne ici tous les lundis, et ce depuis des mois et des mois. C'est vraiment l'élite de la pâtisserie qui se retrouve à Lyon, donc il faut avoir des compétences extrêmes, et un entraînement régulier."

Un rêve

Le titre de champion du monde, c'est le Graal pour ces artisans, en terme de prestige et de retombée économiques. Mais l'argent n'est pas leur moteur principal, explique Jacky Bodart, chocolatier à Verviers : "Je n'y pense pas trop, je travaille pour un patron, donc ce n'est pas vraiment ce côté-là que je recherchais. C'est vraiment un rêve, se mesurer aux grands pâtissiers du monde entier.

À trois, les Belges devront servir, en 10 heures, trois entremets au chocolat, trois entremets glacés, une sculpture en sucre, une autre en chocolat, et 19 desserts à l'assiette. Des desserts qui devront, cette année, être vegans. "Ce n'est pas simple, parce que depuis l'école, on nous apprend à travailler avec des œufs !, s'exclame Bernard Istasse, pâtissier à Mont-sur-Marchienne. Là, on nous prive de tout ce qu'on nous a appris, donc il faut se remettre à zéro, il faut beaucoup chercher."

Jus de pois chiche pour remplacer les blancs d'œufs montés en neige, crème de substitution... Les pâtissiers n'en diront pas plus, car ils craignent l'espionnage des concurrents. Les secrets resteront bien gardés jusqu'au concours fin janvier.

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