La Belgique pas suffisamment armée pour combattre l'obésité infantile

L'obésité touche 15 % des enfants en Belgique. Et ce sont surtout ses effets collatéraux qui posent problème : hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.

Pour Jean-Bernard Otte, président de l'académie royale de médecine, il est temps d'organiser une vraie prise en charge de ce qui n'est rien d'autre qu'une pandémie qui se développe à grande vitesse. Il est temps, dit-il, qu'on prenne la mesure, en Belgique, de ce vrai problème de santé publique.

"L'obésité et ses complications fait craindre, pour la première fois depuis pas mal d'années, que cette génération aura une espérance de vie raccourcie. La prise en charge, en Belgique, n'est pas appropriée".

L'exemple suisse

Il existe aujourd'hui deux structures, l'une au nord, l'une au sud du pays qui prennent en charge les jeunes malades, c'est trop peu, selon Jean-Bernard Otte. "On souhaiterait avoir, un peu à l'instar de la Suisse, des réseaux, des centres de référence... qu'il y ait un peu une prise en charge, sur le plan diététique, sur le plan psychologique, sur le plan de l'accompagnement des familles...".

Une prise en charge multi-disciplinaire, qui pourrait éviter qu'on arrive à des situations dramatiques comme celle des États-Unis où l'obésité est la deuxième cause de greffe du foie.

Car on le sait peu, mais à côté de l'alcool, la "malbouffe" conjuguée à la sédentarité et aux autres facteurs engendrant l'obésité, peut aussi provoquer des hépatites et, dans le pire des cas, des cirrhoses.

Odile Leherte

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