La Belgique met son centre antipoisons à disposition des Luxembourgeois

Ce numéro est accessible 24 heures sur 24 pour répondre à la moindre inquiétude.
Ce numéro est accessible 24 heures sur 24 pour répondre à la moindre inquiétude. - © Tous droits réservés

La Belgique et le Luxembourg ont décidé de lutter ensemble contre les empoisonnements. Le Luxembourg n'a pas de centre antipoisons, car le pays est trop petit pour cela, mais la Belgique, elle, en a un. Un numéro de téléphone est gratuit et accessible à tous 24 heures sur 24. Comme nous, nos voisins luxembourgeois pourront désormais profiter de ce service et contacter le centre antipoison belge à la moindre inquiétude.

En cas d'accident domestique, nos voisins luxembourgeois peuvent désormais passer un coup de téléphone à notre centre antipoisons, en Belgique. Le Grand-Duché est trop petit pour se doter d'une structure comme celle-là. Alors les deux pays ont conclu lundi un accord de coopération. Un accord cosigné par Maggie De Block et Lydia Mutsch, les ministres belge et luxembourgeoise de la Santé.

Chaque jour, le centre antipoisons reçoit environ 150 appels. Un numéro gratuit est accessible 24 heures sur 24 : 070 245 245. Le centre répond aux appels des particuliers inquiets et aiguille les services d'urgence des hôpitaux.

Marijke Fortuin est l'une des médecins qui décroche le téléphone. Elle répond aux questions des hôpitaux, comme à celle des particuliers. "Soit il y a une solution où les gens peuvent se soigner eux-mêmes à la maison, soit il y a quand même un risque, on n'est pas sûrs et on les dirige vers le médecin généraliste. Et, quand on estime que c'est un cas grave, on les envoie à l'hôpital."

Appeler le centre antipoisons, c'est être correctement orienté et éviter d'aller aux urgences pour rien. Car, dans 60% des cas, il n'y a rien de grave. Au moindre petit doute, on peut toutefois avoir une réponse immédiate à ses inquiétudes. "Il vaut mieux appeler une fois de trop qu'une fois de trop peu."

Un appel sur deux concerne un enfant

Les inquiétudes se portent souvent sur des médicaments mal pris, suivi des produits ménagers ou des cosmétiques ingurgités par erreur. Près d'un appel sur deux concerne un enfant.

"L'enfant qui explore normalement son environnement, en portant un peu tout à la bouche, avale parfois des cachets, des somnifères, des pilules contraceptives... illustre Martine Mostin, directrice du centre. Les gens s'informent pour savoir si, oui ou non, c'est dangereux."

"Il faut savoir que beaucoup d'accidents surviennent pendant qu'un produit est en cours d'utilisation. Vous êtes en train de travailler et vous êtes distrait par quelque chose : l'un de vos enfants qui pleure, quelqu'un qui sonne à la porte, votre téléphone qui sonne... Et c'est à ce moment-là que l'accident se produit. Il faut être vigilant."

"Si vous devez employer un produit vraiment dangereux, un produit corrosif, un produit qui provoque des brûlures ou un solvant qui donne des maux de tête, envoyez vos enfants jouer ailleurs. Je crois que, ça aussi, c'est un conseil simple à donner."

T.M. avec Barbara Schaal

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