La Belgique en état de sécheresse depuis 11 mois... Une situation qui rappelle 1976 et sa canicule

Va-t-on revivre le fameux été 1976 et sa vague de chaleur?
Va-t-on revivre le fameux été 1976 et sa vague de chaleur? - © Fotor - Belga - Wikimédia Commons

Soleil et chaleur sont devenus des amis familiers ces dernières semaines, mais cela fait en fait déjà 11 mois que la Belgique est en état de sécheresse : les valeurs relevées par l'IRM au pluviomètre sont bien en deçà des normales depuis juillet, exception faite du mois de novembre. Comme on dit dans le jargon, l'anomalie de précipitation est négative, on reçoit moins de précipitations que la normale.

Une situation qui n'est pas sans rappeler l'année 1976, où une sécheresse exceptionnelle frappa une partie de l'Europe, entraînant restriction dans l'approvisionnement de l'eau, d'énormes pertes agricoles et coûtant la vie à des milliers de personnes.

En 1976, une sécheresse mettait les agriculteurs belges en grande difficulté

Nous avons retrouvé dans nos archives ce sujet du journal télévisé du 20 juin 1976. Cette année-là, la situation est plus que préoccupante pour les agriculteurs qui peinent à nourrir le bétail. "Aux abattoirs d'Anderlecht, on a enregistré la semaine dernière une augmentation de plus de 50% des abattages", explique ainsi le journaliste en voix off.

Le cycle s'arrêtera-t-il?

2017 serait-il en passe de battre les records historiques de 1976 ? "C'est assez exceptionnel, dans le sens où les sols sont assez secs, explique Corentin Fourneau, prévisionniste à l'IRM. Et plus il fait sec, moins il y a d'humidité dans l'air, donc moins d'évaporation, moins de nuages, et par conséquent, moins de précipitations. Tant que l'on a pas un changement radical de météo, donc des dépressions qui viennent vers nous, le cycle continuera, ça ne va pas changer."

"On se rapproche en effet fortement de la situation de 1976, mais ça ne veut pas dire que d'ici un mois ou deux on ne peut pas avoir des précipitations qui repartent à la hausse. Mais s'il fait encore sec un ou deux mois, on va probablement battre le record de 1976"

Peu de précipitations, mais aussi des températures très élevées caractérisent le printemps 2017. "C'est simplement parce que les flux sont orientés vers le sud. Dès qu'un anticyclone favorise le bon temps et l'ensoleillement, les températures grimpent très vite." précise le prévisionniste.

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