La balsamine de l'Himalaya, une jolie plante...invasive et nocive pour l'environnement

La balsamine de l'Himalaya,, une jolie plante...invasive et nocive pour l'environnement
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La balsamine de l'Himalaya,, une jolie plante...invasive et nocive pour l'environnement - © RTBF

Ils sont une quinzaine à s'enfoncer dans les bois. Flanqués d'un gilet fluo et de bottes, ces hommes et ces femmes travaillent pour une grosse entreprise pharmaceutique. Ils s'occupent d'une ligne de production de vaccin du zona. Alors que font-ils ici? Ils vont aider à arracher une plante exotique invasive : la balsamine de l'Himalaya.

Les fleurs ont entre 2 à 4 centimètres, de couleur rose ou plus rarement blanche.Les feuilles sont dentelées.  La tige est creuse et ressemble à de la rhubarbe.

Pourquoi faut-il l'éradiquer?

La balsamine de l'Himalaya est néfaste pour l'environnement. Elle a une forte capacité à se disséminer. Une plante peut contenir jusqu'à 800 graines. Des recherches récentes ont également prouvé que l’abondant nectar produit par la plante est très apprécié des insectes pollinisateurs au point de les désintéresser des plantes locales. Sa présence menace ainsi de nombreuses plantes indigènes dont elle occupe les habitats. En raison d’un système racinaire très superficiel qui disparait en hiver, les risques d’érosion des berges sont accrus lors de son implantation.

Procéder à son arrachage manuel

La balsamine de l'Himalaya s'extrait facilement du sol du fait de son système racinaire réduit. L'arrachage doit être réalisé au début de la période de floraison (fin juin-début juillet). Les plantes seront extraites entièrement du sol avant d'être rassemblées en tas sur sol sec, en dehors des zones inondables. La terre sera préalablement enlevée des racines pour éviter une reprise de la plante. Un deuxième et un troisième passage doivent être réalisés respectivement 3 et 6 semaines plus tard, afin d'éliminer les repousses éventuelles ainsi que les individus qui n'auraient pas été détectés lors du premier passage.

C'est dans le cadre des Contrats de Rivière en Wallonie que la mobilisation s'est organisée.

 

 

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